01/11/2007
Le CNRS sur ses gardes

Les syndicats de chercheurs* ont de nouveau exprimé leurs craintes de voir leur établissement public de recherche démantelé dans les prochains mois. L’adoption du plan stratégique a été reportée au printemps prochain. D’ici là, le gouvernement, via la ministre Valérie Pécresse, doit préciser ses intentions et une commission dirigée par l’ancien ministre délégué à la recherche François d’Aubert doit rendre ses conclusions sur l’avenir des relations entre le CNRS et les universités
Le CNRS abrite 80 laboratoires propres et un millier d’unités mixtes de recherches (UMR) qui sont sous la cotutelle du CNRS et des universités. Déjà privé de l’évaluation des chercheurs qui travaillent dans les UMR, qui est désormais du ressort de l’Agence d’évaluation de la recherche (AERES), le CNRS craint que les UMR passent sous la seule tutelle des universités. Ce serait la fin d’une programmation globale et pluridisciplinaire de la recherche française au profit d’un pilotage à court terme, dénoncent l’ensemble des organisations syndicales.
Au-delà des craintes de démantèlement du CNRS, les chercheurs français ont peur de perdre une liberté indispensable à leurs travaux au profit d’un strict encadrement de la recherche à des fins jugées «utilitaristes». Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy n’avait pas fait mystère de ses intentions. Il s’était exprimé en faveur de la transformation des grands organismes de recherche en agences de moyens, les universités devenant les «principaux opérateurs de la recherche». Cette évolution a déjà commencé avec la création de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance des projets à court terme (lire).
Citant l’exemple des travaux du physicien français Albert Fert, récompensé par le prix Nobel 2007 de physique, les chercheurs expliquent qu’il est souvent difficile de savoir quelles recherches fondamentales feront les applications phares de demain. Le lauréat lui-même déclarait dans le quotidien Libération le jour de la remise de son prix : «J’ai envie de dire à notre ministre, Valérie Pécresse, d’éviter une approche idéologique, qu’il faut absolument garder la capacité de coordination, d’élaboration d’une stratégie nationale du CNRS, capacité dont l’Agence nationale de la recherche n’est pas dotée.»
C.D.
Sciences et Avenir.com
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21/09/2007
Sensibilisation et information :La journée mondiale sur Alzheimer
La Commission mise en place par le chef de l'Etat doit notamment présenter lors de cette initiative les "premières orientations" du plan national attendu pour le 1er novembre.

La journée mondiale d'Alzheimer se tiendra ce vendredi (Reuters)
Label grande cause nationale
La commission, présidée par le professeur Joël Ménard, ancien directeur général de la Santé, remettra les premières orientations du futur plan national Alzheimer, prévu le premier novembre prochain. La création de cette structure répondait en outre à un souci du président de la République de "susciter une mobilisation de la société toute entière" dans le combat contre ce "mal inexorable", classé grande cause nationale.
Le plan serait mis en application dès le 1er janvier 2008, et serait divisé en deux volets, l'un consacré à la recherche, afin notamment de "mieux diagnostiquer la maladie" et l'autre à l'amélioration de la "qualité globale" de la prise en charge.
- Le site de l’association France Alzheimer
- Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?
- La journée mondiale 2007 sur le site de l'association
- Les actions prévues pour la journée mondiale Alzheimer 2007
- Alzheimer, grande cause nationale 2007
- Le financement du plan Alzheimer
- L’état de la recherche concernant la maladie d’Alzheimer
- La lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Joël Ménard
- La biographie de Joël Ménard
- Un entretien avec Joël Ménard
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13/06/2007
ALZHEIMER: Le futur plan se trouvera au centre de réunions de travail cette semaine à l’Élysée et au ministère de la santé
«Pour l’instant, on a du mal à savoir qui va faire quoi. Espérons que cela va se caler après les législatives », confie un responsable médical, qui a déjà pris quelques contacts ministériels sur la mise en place du plan contre la maladie d’Alzheimer promis, durant la campagne, par Nicolas Sarkozy.
À l’Élysée, on se montre en tout cas très affirmatif. « Ce plan est une promesse de Nicolas Sarkozy, il sera mis en œuvre. Pour le président, c’est une exigence du cœur autant que de la raison », affirme le professeur Arnold Munnich, conseiller du chef de l’État pour la recherche biomédicale et la santé, et par ailleurs responsable de l’unité de génétique médicale de l’hôpital Necker, à Paris.
En principe, le plan Alzheimer est prévu au menu d’une réunion de travail aujourd’hui à l’Élysée entre Nicolas Sarkozy, ses collaborateurs et quelques scientifiques. Et demain, Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, doit recevoir l’association France Alzheimer.
Il est trop tôt pour connaître le contenu de ce plan, mais Arnold Munnich évoque quelques pistes. «Le soutien à la recherche sera bien sûr une priorité. Il pourrait s’agir de créer de grandes plates-formes de recherche qui permettraient de fédérer l’action de tous les scientifiques. Il paraît opportun de faire un effort particulier sur l’imagerie, fondamentale pour le diagnostic », explique le professeur Munnich, qui plaide aussi pour la mise en place de banques de tissus, provenant des malades. ![]()
Objectif : retarder la maladie de cinq ans
« C’est important pour comprendre les mécanismes de la maladie. Aujourd’hui, le vrai challenge sur l’Alzheimer n’est pas tant de guérir la maladie, objectif sans doute encore lointain, mais de différer son début chez le patient. Si, demain, on trouve un moyen de retarder la maladie de cinq ans, on diminuera de moitié le nombre de malades. C’est considérable. »
Le professeur Munnich insiste aussi sur le fait que ce plan sera conduit dans un « respect scrupuleux » des règles de bioéthique. « C’est pour nous une exigence absolue », affirme le conseiller de Nicolas Sarkozy, en ajoutant que ce plan ne sera pas uniquement scientifique et médical mais accordera «une très large place» au soutien aux malades et à leurs familles.
En attendant, dans les coulisses, Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand s’activent pour se placer chacun comme le ministre qui conduira le plan Alzheimer. En tant que ministre de la santé, Roselyne Bachelot estime qu’elle est la mieux placée.
Mais Xavier Bertrand, en charge des relations sociales et de la solidarité, tient à avoir son mot à dire, notamment parce que c’est à lui que devrait revenir la tutelle du secrétariat d’État aux personnes âgées, attendu après les législatives.
Enfin, un certain flou règne sur le rôle que pourrait jouer Philippe Douste-Blazy, l’ancien ministre de la santé, puis des affaires étrangères, qui a désormais un bureau à l’Élysée. Selon certains, il pourrait être le « monsieur plan Alzheimer » mais il semble que cette question n’ait pas encore été tranchée.
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22/01/2007
La recherche en question: les scientifiques en colère
LU DANS LE MONDE/ Un tollé. C'est la réaction suscitée, dans la communauté scientifique, par le rapport sur la valorisation de la recherche française (Le Monde du 16 janvier). Ce document, rédigé par l'inspection générale des finances et celle de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, souligne qu'" en dépit des mesures prises depuis la loi sur l'innovation de 1999, la valorisation de la recherche ne progresse pas en France depuis quinze ans ". Pointant le déficit de contrats de partenariat entre laboratoires publics et entreprises, de participation aux programmes européens, de dépôts de brevets, ainsi que de créations d'entreprises issues de la recherche publique, le rapport prône une réorganisation radicale du système de recherche français. Et peut laisser croire que la recherche manque de performances mais pas d'argent.
" Faux, archi-faux ", fulmine le mathématicien Bertrand Monthubert, président de l'association Sauvons la recherche (SLR) ! " En ce qui concerne la part de la recherche publique et privée dans le produit intérieur brut, la France occupe une place très médiocre en Europe : 2,13 % en 2004 (contre 2,23 % en 2002), quand l'objectif du président de la République était d'atteindre 3 %, rappelle-t-il. En comparaison, l'Allemagne dépense 2,49 %, le Japon 3,15 %, les USA 2,68 %. On n'ose citer les 3,48 % de la Finlande et les 3,98 % de la Suède ". Sans compter les pays émergents comme la Chine et l'Inde, qui mettent depuis quelques années les bouchées doubles.
" Pour construire l'avenir, il faut financer la recherche publique ", protestent en choeur le Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup-FSU) et le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU), qui " s'indignent d'une nouvelle mise en cause de l'efficacité des acteurs de la recherche publique, visant à assujettir celle-ci aux besoins d'innovation de l'industrie privée ". A leurs yeux, " les difficultés indéniables de la recherche en France tiennent au sous-financement chronique des laboratoires, à l'insuffisance d'investissement des entreprises dans les activités de recherche et à leur faible volonté de réels partenariats avec la recherche publique ". A l'unisson, le Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS-CGT) estime que si la recherche française est " malade ", " ce n'est pas de ses chercheurs qui seraient mauvais, mais malade des politiques utilitaristes à courte vue, malades des politiques incendiaires et irresponsables de tout bord ".
Le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche, François Goulard, pourtant peu suspect de collusion avec Sauvons la recherche, a lui-même jugé nécessaire de se démarquer fermement des conclusions du rapport. Les " assertions " selon lesquelles la recherche publique disposerait d'assez de moyens et pêcherait par manque d'efficacité " sont grossièrement fausses et ne peuvent être portées, dans cette forme lapidaire, que par des ignorantins ", a-t-il déclaré.
A leur façon, les deux principaux candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, viennent d'apporter de l'eau au moulin des chercheurs, en leur promettant l'un comme l'autre des crédits supplémentaires (Le Monde du 20 janvier). Le premier n'a fait que reprendre l'effort budgétaire déjà programmé par la loi sur la recherche tandis que la seconde, dans un article à paraître dans le prochain numéro de La Recherche, annonce son intention, en cas de victoire, d'" augmenter de 10 % par an la dépense publique consacrée à cette priorité stratégique qu'est la recherche ".
Courroucés par l'affirmation que la recherche publique vit grassement, les scientifiques s'irritent aussi de la mise en cause de ses performances à la seule aune des retombées économiques. " La valorisation industrielle ne saurait devenir la seule mission des établissements de recherche, même s'il est important qu'ils s'en préoccupent, proteste Bertrand Monthubert. Les chercheurs qui analysent les risques de conflits dans nos sociétés, ceux qui ont établi la toxicité de l'amiante, ou ceux qui étudient l'évolution des espèces ou de l'univers produisent, tous, des connaissances précieuses, sans considération de valorisation commerciale ".
Pierre Le Hir (LE MONDE)
16:16 Publié dans Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, scinec, politique
Dans LE MONDE: Que vaut la recherche française?
EDITORIAL DU MONDE DATE DE DEMAIN: "Que vaut la recherche française ? Un sulfureux rapport des inspections générales des finances, de l'éducation nationale et de la recherche vient de poser, plutôt de reposer, la question au grand jour. Vieux débat, vieille querelle.
Ce document, perçu comme un affront par la communauté scientifique, accable sans nuance la recherche publique de notre pays, épinglée pour ses piètres performances économiques. " La valorisation de la recherche ne progresse pas en France depuis quinze ans ", accuse-t-il, en donnant à penser que l'argent des contribuables est bien mal employé par les chercheurs.
Certes, la transformation des découvertes de la recherche académique en résultats exploitables par l'industrie - le passage de la recherche fondamentale à la recherche appliquée - constitue, de longue date, le talon d'Achille du système français. Mais la faute en revient-elle aux seuls organismes publics, tels que le CNRS, le plus en vue et donc aussi le plus critiqué ? N'incombe-t-elle pas, aussi et d'abord, aux entreprises françaises, plus frileuses que beaucoup de leurs concurrentes dès lors qu'il s'agit de financer de leurs deniers les activités de recherche et développement ?
En 2003, leurs investissements dans ce domaine ne représentaient que 1,11 % du PIB, contre 1,67 % pour leurs homologues allemandes. En 2004, les mêmes entreprises finançaient 53,6 % des dépenses nationales de recherche et développement, quand ce ratio atteignait 63,8 % aux Etats-Unis et 74,5 % au Japon.
Jacques Chirac, qui inaugurait voilà quelques semaines le synchrotron national Soleil, a lui-même souligné ce déficit : " L'Union européenne s'est fixé l'objectif ambitieux de consacrer 3 % de son PIB à la recherche. Si notre recherche publique a bien dépassé le seuil du 1 %, la recherche d'initiative privée ne représente pas encore les 2 % nécessaires à la réalisation de l'objectif. "
Est-il bien pertinent, de surcroît, de juger de la qualité de la science à la seule aune des brevets technologiques et des essaimages industriels, quand il s'agit d'abord de création de savoir ? Les physiciens et chimistes français - dont quatre, Pierre-Gilles de Gennes, Georges Charpak, Claude Cohen-Tannoudji et Yves Chauvin, ont décroché le Nobel au cours des quinze dernières années -, les mathématiciens - qui collectionnent les médailles Fields, la plus haute distinction dans cette discipline -, les sociologues ou les anthropologues - mondialement reconnus -, pour ne citer qu'eux, ne contribuent pas, il est vrai, à la création de richesse directement valorisable.
Il est donc inéquitable de jeter la pierre à la recherche publique sans élargir la critique à l'action - insuffisante - de l'Etat et des entreprises. Mais ce constat ne doit pas exonérer chercheurs et labos d'une sérieuse évaluation de leur production. "
15:53 Publié dans Dans la presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recgerchhe, politique
21/09/2006
AREMANE APPROUVE ET ATTEND DES ACTES: Débloquer de nouveaux moyens pour la recherche
Dominique de Villepin a annoncé jeudi que la lutte contre la maladie d'Alzheimer serait "la grande cause nationale" de l'année 2007. "Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite à Nice sur ce thème, à l'occasion de la "Journée mondiale Alzheimer". La "grande cause nationale" pour 2006 est l'égalité des chances.
M. de Villepin, qui a visité un "Centre mémoire de ressources et de recherche" lié à la maladie et rencontré des patients et leurs familles, s'est également prononcé pour la mise en place, en 2007, d'une "consultation de prévention" sur la maladie d'Alzheimer pour les seniors de plus de 70 ans, financée par la Sécurité sociale.
"J'attache une grande importance à la mise en place d'une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans financée par la Sécurité sociale. C'est le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps", a-t-il dit.
Cette consultation sera "prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007", a-t-il ajouté. Selon une source gouvernementale, cette consultation sera lancée dans un premier temps à titre expérimental.
Face à cette maladie, "notre système de santé n'apporte pas de réponse complètement satisfaisante", a-t-il reconnu. Il a rappelé que la maladie n'est en moyenne diagnostiquée "que deux ans après l'apparition des premiers symptômes".
"Pour les malades, c'est une perte de temps considérable qui réduit l'efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué", a ajouté le chef du gouvernement.
"La mise en oeuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de l'année 2007", a-t-il dit.
Dans le cadre du Plan solidarité grand âge, 6.000 places de services de soins infirmiers à domicile ont été créées en 2006. "Cet effort sera maintenu tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons 7.500 places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté de 40% par rapport à aujourd'hui", a poursuivi M. de Villepin.
Maladie neurodégénérative du cerveau, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux (AVC), parmi les principales causes de dépendance, c'est-à-dire une perte d'autonomie au grand âge.
La France compterait quelque 860.000 cas d'Alzheimer et de troubles apparentés. Ce nombre pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.
Cette maladie entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire, intelligence, langage...).
18:25 Publié dans Actions en cours, Aider AREMANE, Alzheimer, Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, santé, alzheimer, Villpin, causes nationales, recherche
13/09/2006
Alzheimer, 100 ans après....
A l’occasion de la journée mondiale sur la Maladie d’Alzheimer du 21 septembre, les associations AREMANE et ALSACE-ALZHEIMER organisent un petit-déjeuner débat autour de la maladie d’Alzheimer, de la recherhce et de la prise en charge des patients en Alsace. Des intervenants du domaine médical, du monde associatif, de la recherche et de la société civile ont été invités.`Le débat sera animé par le Dr. Jean-Philippe Loeffler, chercheur en neurobiologie et coordonateur d’un réseau informel de chercheurs et de cliniciens travaillant sur ce thème.
Ce débat aura lieu vendredi 15 septembre 2006 à 8H30 au restaurant « le Marquet’s » 8 rue du temple neuf à Strasbourg.
Très cordialement.
Daniel RIOT Agnès HAESSLER
Président d’AREMANE Présidente d’ALSACE-ALZHEIMER
12:11 Publié dans Actions en cours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, europe, société, politique

