02/02/2008
LE PLAN SARKOZY
Mieux diagnostiquer, mieux accompagner
Le président Nicolas Sarkozy a présenté hier à Sophia Antipolis, près de Nice, les dix « mesures phare » du plan Alzheimer 2008-2012, qui prévoit l'engagement de 1,6 milliard d'euros de plus sur cinq ans pour accélérer la recherche et améliorer la prise en charge des malades.
Amplement inspiré des travaux de la commission dirigée par le professeur Joël Ménard, ce plan vise à « améliorer le diagnostic » de la maladie, « mieux soigner, mieux accompagner » les malades, « aider plus et mieux » les familles et « chercher plus vite » (lire ci-contre).
« J'ai essayé de présenter un plan global qui n'oppose pas le patient et les aidants, le présent et l'avenir, la recherche et l'accompagnement, mais qui mobilise tout le monde dans un seul objectif : trouver les moyens de stopper cette maladie et faire en sorte que ceux qui en souffrent aujourd'hui vivent le mieux possible », a-t-il souligné.
Sur le volet recherche, M. Sarkozy a ainsi annoncé la création d'une « fondation de coopération scientifique » chargée de fédérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer, pour l'heure incurable et très invalidante, qui touche quelque 860 000 personnes en France.
« Un effort de recherche sans précédent » sera lancé, a promis le président, dont le plan prévoit une enveloppe de 200 millions d'euros supplémentaires sur cinq ans (lire ci-dessous), directement financés par le budget de l'État.
Améliorer la prise en charge
des malades
et de leurs familles
L'autre priorité est d'améliorer la prise en charge des malades et de leurs familles, souvent plongées dans le désarroi.
Des « Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer (MAIA) », seront labellisées sur tout le territoire, le soutien à domicile sera renforcé et des « coordonnateurs » seront mis en place, chargés d'assurer la liaison entre les équipes.
Le plan prévoit aussi de créer en 2008 2 125 places d'accueil de jour et 1 125 d'hébergement temporaire. Sur toute la durée du plan, ce sont 11 000 places d'accueil de jour ou équivalent qui devraient être créées, et 5 600 d'hébergement temporaires.
Répondant à l'une des principales inquiétudes des familles de malades, M. Sarkozy a détaillé le financement de son plan en expliquant qu'il serait très largement couvert (1,4 milliard) par les franchises médicales, en vigueur depuis le 1er janvier. « C'est pour cela (le plan Alzheimer) que j'ai décidé, et je l'assume, de créer les franchises médicales », a justifié M. Sarkozy.
« Les moyens, je ne peux pas les fabriquer (...) ceux qui ne veulent pas des franchises, qu'ils viennent dire aux Français comment on finance des dépenses supplémentaires », a lancé Nicolas Sarkozy à ceux qui, notamment à gauche, ont critiqué cette mesure qui doit rapporter 860 millions d'€ par an.
Très attendue, l'annonce du plan, qui avait été retardée de près d'un mois, a suscité la satisfaction mesurée de l'association France-Alzheimer. « Globalement, ce plan a des avancées significatives », s'est réjouie sa présidente, Arlette Meyrieux. « Il y a déjà eu des plans précédents (...) nous restons vigilants ».
M. Sarkozy a anticipé ces réserves en annonçant que le gouvernement ferait le point de l'application du plan tous les six mois.
Les enjeux de la recherche
Comprendre les causes de la maladie, élaborer des outils fiables de diagnostic précoce et mettre au point des traitements efficaces, sont les enjeux majeurs de la recherche sur la maladie d'Alzheimer.
Le volet recherche du plan Alzheimer 2008-2012 s'élèvera à 200 millions d'euros sur cinq ans. Les causes de la maladie d'Alzheimer, aujourd'hui encore incurable, ne sont pas connues, mais ses mécanismes -la « cascade biologique » qui conduit à la démence- sont bien établis.
La maladie est caractérisée par deux types principaux de lésions du cerveau : la présence de plaques « amyloïdes » liée à la production anormale d'un peptide, ou « petite protéine », et une « dégénérescence neurofibrillaire » due à l'accumulation, à l'intérieur des neurones, de la protéine Tau.
Accélérer le diagnostic
Un enjeu majeur des prochaines années est la mise au point d'un test de diagnostic précoce et fiable de la maladie, avant le stade de la démence. Le Français Bruno Dubois (hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris) a ainsi défini de nouveaux critères qui permettraient de reconnaître la maladie trois ans plus tôt qu'actuellement. Il s'agit de combiner des tests de mémoire avec des données d'imagerie cérébrale, et des marqueurs biologiques qui « signent » la maladie au niveau du cerveau.
Des efforts doivent enfin encore être réalisés pour développer des tests fins d'évaluation des troubles cognitifs et des troubles de la mémoire, afin de faire bénéficier au plus tôt les patients de possibles futurs traitements.
Car, même si la cause de la maladie n'est pas encore connue, il est possible d'envisager d'agir sur les mécanismes qui favorisent les lésions cérébrales.
Des travaux moins avancés explorent d'autres pistes : thérapie génique, stratégies antioxydantes, oestrogènes, anti-inflammatoires non stéroïdiens etc.
Dix «mesures phares»
DISPOSITIF D'ANNONCE
- Mise en place d'un «dispositif d'annonce et d'accompagnement»
- Renforcement des consultations mémoire pour le dépistage
DES MAISONS POUR
L'AUTONOMIE ET
- «Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer» (MAIA), qui doivent servir de «porte d'entrée unique» pour les malades et leurs familles. Ces derniers seront suivis à échéance 2012 par un «coordonnateur de la prise en charge et de l'accompagnement».
- Présence sur l'ensemble du territoire de «coordonnateurs». Intervenant dès le diagnostic, c'est le «chef d'orchestre» de la prise en charge, en liaison avec le médecin traitant. Formation spécifique mise en place en 2009. Objectif: 1 000 coordonnateurs en 2012.
- Renforcement du soutien à domicile pour les malades et leurs familles.
- Création «d'unités adaptées pour les patients souffrant de troubles comportementaux» au sein des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif: 30 000 places (12 000 «à créer», 18 000 «à renforcer»).
- «Centre national de référence pour les malades d'Alzheimer jeunes», pour les quelque 8 000 malades de moins de 60 ans qui ne peuvent être pris en centre spécial.
AIDER PLUS, AIDER MIEUX
- Développement des «structures de répit», destinées à «proposer aux aidants des solutions souples (...) pour des temps de répit». Objectif: éviter le placement en prolongeant «le plus longtemps possible un libre choix entre domicile et institutionnalisation».
- Numéro unique et site internet d'information et d'orientation locale. Le numéro unique (initialement celui mis en place en 2007 par France-Alzheimer) et des portail «e-seniors» sur les sites des conseils généraux doivent renvoyer sur les «portes d'entrée uniques».
CHERCHER PLUS VITE
- Création d'une «Fondation de coopération scientifique» pour «stimuler et coordonner la recherche», dotée de 14,4 millions d'€, 70 M € devant être mobilisés par la recherche dans d'autres organismes et des appels à projet.
165 000 nouveaux
patients par an
La maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés touchent actuellement quelque 860 000 personnes en France, et affectent chaque année 165 000 nouveaux patients. La maladie est la principale cause de dépendance lourde, c'est-à-dire de perte d'autonomie des personnes âgées et de leur entrée en maisons de retraite ou autres établissements de long séjour.
Le nombre de malades d'Alzheimer pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040, selon un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé.
- La plan Alzheimer 2008-2012 sur le site du gouvernement
- Le rapport de Joël Ménard (en PDF)
- Définition, diagnostic et conséquences de la maladie d'Alzheimer
- Les dernières études de la fondation Médéric Alzheimer
- Une fiche sur la maladie d’Alzheimer (Wikipédia)
- Alzheimer, grande cause nationale 2007
- L’état de la recherche concernant la maladie d’Alzheimer
- Le site de l’association France Alzheimer
Plan Alzheimer: satisfaction prudente des associations
L'association France Alzheimer a salué vendredi les "avancées significatives" du plan national de lutte 2008-2012 contre cette maladie dévoilé par le président Nicolas Sarkozy, tout en restant "vigilante" et "prudente" dans l'attente de sa mise en oeuvre effective.
"Globalement, ce plan a des avancées significatives", a estimé Arlette Meyrieux, présidente de l'association, venue assister à la présentation du plan par le chef de l'Etat à Sophia-Antipolis, près de Nice (Alpes-Maritimes). "On a eu seulement quelques grandes lignes, avec quelques grandes mesures. Globalement, beaucoup de mesures rejoignent les propositions que nous avions faites".
Mais "après, il faut voir quelles sont les modalités, comment ça va se mettre en place, avec quels moyens", a-t-elle nuancé. "Je reste prudente" et "nous restons vigilants, c'est évident". Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il évaluerait ce plan tous les six mois avec les ministres concernés, l'association a prévenu qu'elle ne se priverait pas de jouer le rôle d'"aiguillon".
Interrogée sur l'enveloppe de 1,6 milliard d'euros débloquée pour financer ce plan d'ici 2012, financé en très grande partie par les franchises médicales, Arlette Meyrieux s'est voulue prudente. "Cette somme peut-être est importante, à voir comment elle va se décliner", a-t-elle temporisé. "On ne sait pas vraiment la part (des franchises, NDLR) qui reviendra à Alzheimer", a-t-elle relevé, mettant en garde contre le risque de "culpabiliser" les personnes atteintes de la maladie.
L'association France Alzheimer évalue à un "environ un million" le nombre de personnes atteintes en France de cette maladie neurodégénérative incurable.
Satisfaction prudente aussi du côté des directeurs d'établissements: Pascal Champvert, président de l'AD-PA (association des directeurs au service des personnes âgées), "salue l'engagement du président de la République sur le dossier des personnes âgées fragilisées". Dans un communiqué, il souligne que "l'impulsion donnée au plus haut sommet de l'Etat ne peut qu'être favorable à l'avancée de la réflexion sur l'aide à nos aînés".
Mais son association qui regroupe plus de 1.800 directeurs d'établissements et services à domicile estime que, "les arbitrages financiers ne sont pas assez ambitieux" et redoute qu'ils ne permettent pas "d'améliorer suffisamment les conditions de vie des personnes atteintes d'Alzheimer et de leurs proches".
Même son de cloche du côté du Synerpa, premier syndicat national d'établissements et de services entièrement dédiés à la prise en charge des personnes âgées. Le syndicat majoritaire se félicite dans un communiqué, "du fait que Nicolas Sarkozy rappelle son engagement personnel dans ce combat et reconnaisse l'action efficace et courageuse d'ores et déjà menée par les professionnels de terrain".
Le Synerpa souligne néanmoins "qu'en terme de création de places et de renforcement de personnel, l'ensemble des annonces faites par ce nouveau plan correspond exactement au Plan Solidarité Grand Age élaboré et annoncé en 2006 par Philippe Bas pour la période 2008/2012" et s'interroge sur le financement, "la grande interrogation qui demeure".
Le Synerpa estime "capital d'établir clairement, afin que ce plan soit réellement ambitieux et efficace, un vrai programme de financement".
11:30 Publié dans Actions en cours | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : santé, vieux, personnes agées, maladies, alzheimer
08/11/2007
Le "plan" contre la maladie d'Alzheimer laisse en suspens la question du financement

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La commission du Pr Joël Ménard doit remettre, à 17 h 30, ses propositions sur le "plan" contre Alzheimer à Nicolas Sarkozy, qui va lancer une concertation avec les professionnels sur la base de ces propositions. L'accent est d'abord mis sur la recherche, aujourd'hui "dispersée" et "gravement insuffisante", qui devra bénéficier "d'un effort sans précédent" piloté par une fondation de coopération scientifique, rapporte Les Echos. Partenaires institutionnels (Inserm...) et privés travailleraient ensemble au sein de cette fondation dans le cadre d'un réseau national d'excellence.
Selon Le Figaro, la commission évalue à une cinquantaine de millions les besoins supplémentaires en recherche, soit un euro par Français. Côté soins, la commission retient l'idée d'un "forfait annuel" versé au médecin traitant – qui doit assurer le suivi des malades car lui "seul connaît la personne dans son environnement" – incluant "formation continue", "participation aux actions de coordination" avec d'autres professionnels de santé...
Mais la commission reste muette sur les modes de financement de ces dispositions, évoquant simplement la "nécessité d'un choix clair de financement public et de politique publique". Un autre grand axe concerne l'amélioration de la prise en charge, à commencer par la mise en place d'un "dispositif d'annonce" de la maladie, à l'instar de ce qui est fait pour le cancer, selon Les Echos, qui précise que les "consultations mémoires" devront être "renforcées et généralisées sur tout le territoire".
Selon Le Figaro, la commission s'est aussi penchée sur l'accompagnement du parcours de soins du patient (et de sa famille), à qui il faut laisser le libre choix entre rester à la maison avec tous les aménagements indispensables ou opter pour un établissement spécialisé. Ce troisième plan en six ans, après ceux de Bernard Kouchner en 2001 et de Philippe Douste-Blazy en 2004, vise à contrer cette affection neurodégénérative qui touche environ 600 000 personnes en France (860 000 si l'on compte les syndromes apparentés).
PLANALZHEIMER.GOUV.FR OUVERT LE 12 NOVEMBRE
Un site internet (planalzheimer.gouv.fr) sera ouvert à compter du lundi 12 novembre pour recueillir les "avis" du public, précise le texte. Cette concertation sera organisée par les ministres du travail, Xavier Bertrand, de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, de la santé, Roselyne Bachelot et de Valérie Letard, secrétaire d'Etat chargée de la solidarité.
"Le président de la République annoncera les principales orientations du plan Alzheimer avant la fin de l'année. Sa mise en oeuvre débutera le 1er janvier 2008", rappelle un communiqué de l'Elysée. Principale cause de dépendance des personnes âgées en France, la maladie d'Alzheimer touche 225 000 personnes nouvelles par an. Le nombre de malades pourrait passer à 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040, selon un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps).
Le plan, qui doit être mis en oeuvre le 1er janvier 2008, a été préparé depuis deux mois par huit groupes d'experts chargés de faire des propositions concernant la recherche, le diagnostic, la continuité de la prise en charge des malades, l'accompagnement des familles et le financement. Les grandes orientations en ont déjà été dévoilées par le président Sarkozy le 21 septembre, à l'occasion de la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer.
13:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : recherche, sciences, médecine, alzheimer
ALZHEIMER: Le projet de plan présenté aujourd'hui
Le rapport du Pr Ménard propose des actions tant pour une prise en charge digne des malades que pour accélérer la recherche.
12:00 Publié dans Actions en cours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, médecine, alzheimer, finces, fondation, france
21/09/2007
« Il faut se préparer à accueillir les nouveaux traitements »
Dans les DNA
Membre fondateur d'AREMANE, le Dr François Sellal prend en charge les malades d'Alzheimer qu'il reçoit à l'hôpital Pasteur de Colmar, où il est chef du service de neurologie ainsi qu'aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

- Le réseau « consultation mémoire » est-il suffisamment étoffé dans la région ?
- En Alsace, le réseau de professionnels est performant et les « consultations mémoire » d'une durée de 60 à 90 minutes auxquelles les patients ont accès sont nombreuses. Ces consultations ont lieu chez des neurologues privés ou en milieu hospitalier comme à Bischwiller, Saverne, Sélestat, Mulhouse et Cernay.
Souvent c'est le médecin généraliste qui, en 10 minutes, peut faire un « test de débrouillage » pour les personnes inquiètes de leurs défaillances cérébrales. Il préconise ensuite ces consultations.
Le CM2R apporte un plus avec l'expertise clinique. Le délai d'attente ce bilan neuropsychologique complet qui pose le diagnostic avec certitude peut aller jusqu'à 3 mois. Pour l'IRM, le délai est aussi assez long.
- Quel est l'intérêt de poser un diagnostic précoce ?
- Pendant longtemps on n'a eu que des traitements visant les symptômes. Mais d'ici un an, on pense avoir les résultats d'études annonçant enfin des traitements non pas curatifs mais suspensifs de la maladie d'Alzheimer.
« On pense que les lésions
s'installent en 10 à 15 ans »
On a donc intérêt dès à présent à définir les bons critères de diagnostic de façon à être prêts pour l'arrivée de ces nouveaux traitements. On pense que les lésions mettent entre 10 et 15 ans à s'installer, et ce de façon sournoise. Attention, tous les trous de mémoire ne signalent pas l'arrivée de la maladie : 70 % des personnes âgées n'ont pas la maladie d'Alzheimer même si, par manque d'attention ou fatigue, ils ont parfois des oublis... On peut avoir 100 ans et une très bonne mémoire.
- Quel est le patient le plus jeune que vous avez connu ?
Il avait 27 ans... Une forme génétique exceptionnelle. Les cas chez les personnes de moins de 65 ans ne sont que de un pour 10 000.
La maladie d'Alzheimer est très sociale, elle touche tout le monde, un peu plus les femmes que les hommes, avec des effets retardés certes chez les gens ayant plus de réserve cognitive (ayant une vie intellectuelle poussée, ndlr). Mais les effets des outils pour se prévenir de la maladie - exercices pour activer la mémoire, nutriments etc. - ne sont pas encore vraiment démontrés.
M. B-G
22:39 Publié dans Actions en cours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, strasbourg, alsace, alzheimer
Sensibilisation et information :La journée mondiale sur Alzheimer
La Commission mise en place par le chef de l'Etat doit notamment présenter lors de cette initiative les "premières orientations" du plan national attendu pour le 1er novembre.

La journée mondiale d'Alzheimer se tiendra ce vendredi (Reuters)
Label grande cause nationale
La commission, présidée par le professeur Joël Ménard, ancien directeur général de la Santé, remettra les premières orientations du futur plan national Alzheimer, prévu le premier novembre prochain. La création de cette structure répondait en outre à un souci du président de la République de "susciter une mobilisation de la société toute entière" dans le combat contre ce "mal inexorable", classé grande cause nationale.
Le plan serait mis en application dès le 1er janvier 2008, et serait divisé en deux volets, l'un consacré à la recherche, afin notamment de "mieux diagnostiquer la maladie" et l'autre à l'amélioration de la "qualité globale" de la prise en charge.
- Le site de l’association France Alzheimer
- Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?
- La journée mondiale 2007 sur le site de l'association
- Les actions prévues pour la journée mondiale Alzheimer 2007
- Alzheimer, grande cause nationale 2007
- Le financement du plan Alzheimer
- L’état de la recherche concernant la maladie d’Alzheimer
- La lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Joël Ménard
- La biographie de Joël Ménard
- Un entretien avec Joël Ménard
00:30 Publié dans Actions en cours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sante, senior, alzheimer, politique, information
03/09/2007
Nicolas Sarkozy a installé la "commission ALZHEIMER"
Présidée par le professeur Ménard, elle doit proposer le 1er novembre un plan national financé par les franchises médicales avec deux objectifs: le développement de la recherche et l'amélioration de la prise en charge des malades.

Nicolas Sarkozy (Reuters)
Nicolas Sarkozy a officiellement installé aujourd'hui la commission chargée de proposer un plan national le 1er novembre contre la maladie d'Alzheimer.
"C'est une mobilisation de la société tout entière que je veux susciter", a-t-il affirmé. Le professeur Joël Ménard, président de la commission, a été chargé de remettre ses premières propositions le 21 septembre pour une mise en oeuvre du plan le 1er janvier 2008. Le 21 septembre est la journée mondiale de la maladie.
Accompagné du Premier ministre François Fillon et des ministres de la Santé Roselyne Bachelot, du Travail et de la Solidarité Xavier Bertrand et de la Recherche Valérie Pécresse, le président a confirmé que le plan Alzheimer "sera adossé à des ressources nouvelles apportées par la franchise médicale".
Il a également souhaité que a priorité des travaux de la commission soit accordée à la recherche. "En premier lieu, a-t-il dit, les travaux doivent être guidés par l'objectif de mieux connaître et mieux diagnostiquer la maladie. La recherche doit occuper une place privilégiée".
Deuxième point abordé par le chef de l'Etat: la commission aura pour tâche d'améliorer la "qualité globale de la prise en charge de la maladie et de ses conséquences".
La "liberté de choix des malades et de leurs familles", notamment le choix du maintien à domicile, "quand il est possible", devra être respectée, a indiqué le chef de l'Etat.
1ère cause de dépendance des personnes âgées
Huit groupes d'experts seront chargés chacun d'un thème particulier : recherche, financement, continuité de la prise en charge, du diagnostic à l'hospitalisation, accompagnement des familles et des malades, pharmacologie, comparaisons internationales, éthique et communication.
860.000 personnes souffrent actuellement de la maladie d'Alzheimer, déclarée "grande cause nationale" de l'année 2007. Selon un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps), c'est la première cause de dépendance des personnes âgées.
Le plan Alzheimer, sera financé, avec la lutte contre le cancer et l'amélioration des soins palliatifs, par les nouvelles franchises médicales sur les soins de santé, qui devraient rapporter environ 850 millions d'euros. C'est le troisième plan en six ans après ceux de Bernard Kouchner en 2001 et de Philippe Douste-Blazy en 2004
- Une fiche sur la maladie d’Alzheimer (Wikipédia)
- Alzheimer, grande cause nationale 2007
- Le financement du plan Alzheimer
- La lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Joël Ménard
- L’état de la recherche concernant la maladie d’Alzheimer
- Le site de l’association France Alzheimer
- La biographie de Joël Ménard
- Un entretien avec Joël Ménard
- Les actions prévues pour la journée mondiale Alzheimer 2007
19:05 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sante, france, alzheimer, recherche
31/07/2007
Nicolas Sarkozy annonce l'élaboration d'un "plan Alzheimer" financé par une franchise médicale
Nicolas Sarkozy a chargé mardi le professeur Joël Ménard, ancien directeur général de la Santé, de présider une commission dont la mission sera d'élaborer d'ici le 21 septembre un "plan Alzheimer" qui sera financé par un système de "franchise médicale".
Lors d'un déplacement à Dax (Landes), le président de la République a souhaité que ce plan "comporte un volet recherche extrêmement ambitieux". Car "il faut donner les moyens à nos médecins de trouver la solution. L'objectif doit être la découverte, en France, d'un diagnostic validé et d'un traitement à l'efficacité indiscutable".
"Je souhaite que le professeur Ménard rassemble les meilleurs experts, et je lui demande de nous proposer les premières orientations du plan pour le 21 septembre 2007", a-t-il ajouté. La journée mondiale de la maladie d'Alzheimer est organisée à cette date.
Ce plan Alzheimer sera financé par la mise en place d'une "franchise médicale" qui ne devra pas dépasser 50 euros par assuré et par an, a souhaité le chef de l'Etat. Il a évoqué, "sur chaque recours au système de santé, une participation forfaitaire de 50 centimes par boite de médicaments, de 50 centimes sur les actes paramédicaux, et de deux euros sur les transports sanitaires".
Nicolas Sarkozy a souhaité que cette franchise soit plafonnée à 50 euros par an: "je ne veux pas que la franchise puisse coûter plus de 50 euros à un assuré par an, quatre euros par mois".
"Qui va oser me dire que, compte tenu du défi que représentent pour la société Alzheimer, le cancer, les soins palliatifs, les besoins de la recherche, on ne peut pas mettre 4 euros par mois?", a-t-il lancé.
Maladie neurodégénérative, la maladie d'Alzheimer apparaît en général après 65 ans. Elle commence par des troubles de la mémoire souvent sous-estimés et mis, à tort, sur le compte du vieillissement normal. Il y a des malades âgés de moins de 65 ans, mais leur pourcentage parmi les personnes de la même tranche d'âge est faible.
En France, on estime que la maladie d'Alzheimer et les syndromes apparentés touchent environ 855.000 personnes, selon la dernière estimation reconnue de l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé.
Mais l'association France Alzheimer souligne qu'on peut estimer qu'au 31 décembre 2006, le nombre des personnes touchées par la maladie d'Alzheimer et syndromes apparentés a atteint le million.
Le nombre de nouveaux cas, chaque année, est évalué à un peu plus de 225.000 (plus de 153.000 femmes et près de 72.000 hommes), rapporte l'association. D'après elle, on estime globalement que le nombre de malades sera de 1,2 million en 2020 en France et d'environ 2,1 millions en 2040
19:42 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, alzheimer, recheche, sarkozy
21/09/2006
AREMANE APPROUVE ET ATTEND DES ACTES: Débloquer de nouveaux moyens pour la recherche
Dominique de Villepin a annoncé jeudi que la lutte contre la maladie d'Alzheimer serait "la grande cause nationale" de l'année 2007. "Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite à Nice sur ce thème, à l'occasion de la "Journée mondiale Alzheimer". La "grande cause nationale" pour 2006 est l'égalité des chances.
M. de Villepin, qui a visité un "Centre mémoire de ressources et de recherche" lié à la maladie et rencontré des patients et leurs familles, s'est également prononcé pour la mise en place, en 2007, d'une "consultation de prévention" sur la maladie d'Alzheimer pour les seniors de plus de 70 ans, financée par la Sécurité sociale.
"J'attache une grande importance à la mise en place d'une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans financée par la Sécurité sociale. C'est le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps", a-t-il dit.
Cette consultation sera "prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007", a-t-il ajouté. Selon une source gouvernementale, cette consultation sera lancée dans un premier temps à titre expérimental.
Face à cette maladie, "notre système de santé n'apporte pas de réponse complètement satisfaisante", a-t-il reconnu. Il a rappelé que la maladie n'est en moyenne diagnostiquée "que deux ans après l'apparition des premiers symptômes".
"Pour les malades, c'est une perte de temps considérable qui réduit l'efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué", a ajouté le chef du gouvernement.
"La mise en oeuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de l'année 2007", a-t-il dit.
Dans le cadre du Plan solidarité grand âge, 6.000 places de services de soins infirmiers à domicile ont été créées en 2006. "Cet effort sera maintenu tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons 7.500 places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté de 40% par rapport à aujourd'hui", a poursuivi M. de Villepin.
Maladie neurodégénérative du cerveau, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux (AVC), parmi les principales causes de dépendance, c'est-à-dire une perte d'autonomie au grand âge.
La France compterait quelque 860.000 cas d'Alzheimer et de troubles apparentés. Ce nombre pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.
Cette maladie entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire, intelligence, langage...).
18:25 Publié dans Actions en cours , Aider AREMANE , Alzheimer , Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, santé, alzheimer, Villpin, causes nationales, recherche

