10/12/2004
Avant-propos de "Neuronnes!Neuronnes!"
Halte à la fatalité de la mort neuronnale:
« Neurones, Neurones ! »
Comme une bougie… La vie est une lumière qui finit par s’éteindre. La mort se grave naturellement dans la vie. La fin comme destin. L’achèvement comme accomplissement. « L’éternité, c’est long…surtout vers la fin », redirait Woody Allen.
L’immortalité n’est qu’un rêve. Inaccessible. Rien ni personne n’arrêtera la « Grande Faucheuse ». D’ailleurs, c’est la conscience même de sa finitude qui rend l’être humain actif, créatif, producteur et reproducteur. Et fait de « l’homo sapiens-sapiens », comme dit Albert Jacquard, un être culturel.
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Mais la « mort neuronale », ce n’est pas la mort née de la vie, le dernier sommeil de l’existence, la finitude assumée comme finalité en pleine sérénité : c’est la mort dans la vie. La vie rongée par la mort. La vie comme supplice mortel. La mort avant la mort...L’agonie, lente, pesante. Inexorable. La descente aux enfers. Avec l’œil de Caïn…devant la tombe.
Dans ce terrible face à face avec l’Abîme, ce n’est plus l’être humain qui regarde l’abîme. C’est l’Abîme qui regarde l’humain s’abîmer, s’autodétruire, se vider de sa vitalité, perdre sa dignité. Se dé-culturer. Se dé-personnaliser.
Dégénérescence.
Le mot use, ronge, torture. Anéantit.
Dé-gé-né-res-cen-ce…
Le mot pleure. Avec des larmes de sang. Comme démence, décadence, évanescence.
Déliquescence.
Il crie. Comme absence, souffrance, inconsistance. Désespérance.
Il écartèle, empoisonne, oppresse, assomme, étouffe, asphyxie, broie. Il enterre les « encore vivants » dans les sables mouvants des « déjà morts » ou dans les bétonneuses des « fins honteuses ». Tombeau pour le cerveau : les neurones tissent le linceul.
La forme se transforme, se déforme. Jusqu’à l’informe.
La figure se défigure.
L’être devient non-être.
Sans autonomie, donc sans liberté, l’humain perd son humanité. Prisonnier de son propre corps, avec l’esprit gangrené ou vidé, dé-spiritualisé, comme transformé en geôlier. L’identification ? Un perte d’identité. Lente et douloureuse. Une pulvérisation, une pétrification, une putréfaction. Décomposition. Négation.
Qui mieux que Jean Remlinger, dans une filiation artistique reconnue d’un Francis Bacon et d’autres maîtres de la représentation du non-présentable, pouvait illustrer ce guide des maladies mystérieuses ?
Dans ses dessins, ses toiles, ses aquarelles, l’artiste dépeint ces moments où du corps, l’humain s’échappe, s’absente, s’enfuit, s’évanouit vers un Ailleurs qui n’est pas l’Au-delà mais le Chaos, le Néant.
Merci à lui d’avoir mis son talent au service de la cause que ce guide prétend servir ! Les Droits de l’homme, les beaux et grands principes de « l’égale dignité », les valeurs humanistes ou, mieux encore, personnalistes, qui nourrissent tant de discours ne valent rien si les maladies dites pudiquement « neuro-dégénératives » restent perçues comme une fatalité, si la mort dite « neuronale » demeure un « mystère insondable », si la résignation nous entraîne à accepter l’inacceptable.
La dégénérescence n’est pas une fatalité.
Cette dépersonnalisation pathologique peut frapper tout le monde, à tout âge, chacune et chacun, quelles que soient les conditions de vie, les niveaux d’éducation, les modes d’existence. Elle peut et doit être maîtrisée et vaincue.
A quoi bon accroître sans cesse « l’espérance de vie », si c’est pour que tant de vies se terminent dans la désespérance?
Les Droits de l’Homme commencent à la naissance par les principes, trop rarement respectés, de « l’égalité des chances » et de « l’égale dignité ». Ils doivent finir par le droit de mourir en pleine dignité, en totale sérénité. En pleine humanité.
Ce guide des maladies neuro-dégénératives se veut accessible et pratique. Pédagogique et ludique. Sérieux et agréable. Savoir n’est pas qu’un droit. C’est un impératif, personnel et citoyen. Il faut savoir pour comprendre. Savoir pour détecter. Savoir pour anticiper. Savoir pour accompagner. Savoir pour soigner ou pour atténuer les souffrances. Savoir pour que la question-clef des crépuscules sans promesse d’aube, « comment mourir ? », n’ait pas la torture pour seule réponse.
« Comment mourir ? » : la question doit, autant que faire se peut, s’inscrire naturellement, sereinement, dans le droit fil de l’interrogation existentielle majeure : « comment vivre ? »…
Plus encore que face à d’autres maladies, « guérir, c’est prévenir ». La thérapie dépend du diagnostic. De sa qualité et de sa rapidité. Cela concerne directement les malades d’aujourd’hui et de demain… et leurs entourages, donc tout le monde.
L’espoir est dans les laboratoires. Les centres de recherches spécialisés dans les mystères de ces phénomènes aliénants doivent disposer des moyens de leurs ambitions. Pour remplir leur mission et relever les défis qui ne concernent pas seulement la société en général, mais chacune et chacun en particulier, ils doivent disposer de vraies armes de combat. Financièrement, matériellement et intellectuellement. Au-delà de la bigoterie du charitable ou du caritatif qui donne bonne conscience à vil prix et des mirages du scientisme qui dénature la science. Avec la force du cœur et la puissance de l’esprit.
AREMANE a été crée pour que les expressions « maladies neuro-dégénératives », « mort neuronale », « dégénérescence cellulaire » ne fassent plus peur. Par leur laideur. Par les réalités qu’elles recouvrent, les tragédies qu’elles impliquent, les douleurs qu’elles sous-entendent. Et le non-avenir, l’anti-destin, qu’elles promettent.
Merci de suivre le guide: cet abécédaire commence, bien sûr, par la plus belle des lettres : A, comme Amour, Amitié, Ame… Tout ce qui peut transcender les limites de la recherche et de la médecine…Tout ce qui donne tout son sens à la vie.
A, malheureusement, c’est aussi Alzheimer, une de ces maladies qui n’arrivent pas qu’aux autres et qu’il faut réussir à juguler.
Daniel RIOT
18:25 Publié dans Projet d'édition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Neurones!Neurones!
Projet d’édition
pour 2005-2006
Neurones,
Neurones !
Ces maux qui n’arrivent
pas qu’aux autres…
Les maladies neuro-dégénératives de A à Z
De A comme Alzheimer à Z comme…Zozoter en passant par N comme Nutrition, P comme Parkinson ou Pick sans oublier, bien sûr, V comme Vieillesse: en 26 lettres et en plus de 400 noms : tout ce qu’il faut savoir (ce que l’on peut savoir), sur les maladies neuro-dégénératives, ces maux qui font de plus en plus de ravages et qui n’arrivent pas qu’aux autres…Halte à la fatalité de la dégénérescence !
En termes simples, accessibles à large public non spécialisé voire non initié, des scientifiques et des médecins, avec la collaboration d’un journaliste, présentent un guide sur l’état des recherches récentes, en cours et à venir, les diagnostics, la prévention et la guérison des …. maladies neuro-dégénératives.
Des explications scientifiques : pourquoi la dégénérescence précoce des cellules ? Y a-t-il un déterminisme génétique ? Quelles sont les maladies héréditaires ?
Des informations sur les grands chantiers de la recherche en France , en Europe et dans le monde. Les grands et les petits laboratoires, les programmes, les défis à relever
Des conseils pratiques : quelle hygiène de vie pour ralentir la mort cellulaire ? Quels sont les vrais et les faux médicaments miracles ?
Un répertoire d’adresses utiles : associations, labo spécialisés, sites Internet à fréquenter.
Des entrées de lecture multiples. Par thèmes : six sections. Par mots. Par code couleur.
Un guide utile et pratique
Ce guide de poche, utile, informatif et pratique, sera un ouvrage collectif, rédigé sous la direction de Gabriel Micheletti par Jean-Philippe Loeffler, André Muller, Yves Larmet, François Sellal, Béatrice Lannes, Luc Dupuis. Des chercheurs, médecins, enseignants, praticiens hospitaliers. Des talents complémentaires au service de la recherche dans le souci éthique du respect de la personne.
Des jeux et des tests sont proposés par Bernard Croisile, neurologue de l’Université de Grenoble
Des conseils pratiques et des adresses utiles sont sélectionnés par Bernard René
Préface et post-face par de grandes signatures : Albert JACQUARD (à confirmer)
Iconographie : Jean REMLINGER
Les béquilles des maux : «l’art comme anti-destin », selon la formule d’André Malraux.
Jean REMLINGER, est un peintre alsacien de réputation internationale qui se situe dans la lignée de Francis Bacon et qui consacre toute son œuvre à des études sur le corps et l’esprit, sur ces moments, où « du corps, l’humain s’échappe », où la personne humaine devient prisonnière d’univers concentrationnaires, en étant parfois son propre geôlier
Coordination rédactionnelle : Daniel RIOT
Journaliste, ancien éditorialiste des DNA, directeur de la rédaction européenne de France 3, chroniqueur à « La Quinzaine européenne », essayiste, conférencier, président d’AREMANE
Editeur : AREMANE
Parution : 2004 ou 2005
Pagination : 192 pages, papier Périgord mat 90 grammes. Tout quadri. Couvertures 150 grammes, dos collé, avec rabats et marque-pages (personnalisables) de 150 grammes
Diffusion : l’objectif se situe à un million d’exemplaires distribués dans les cabinets médicaux, les cliniques et les hôpitaux, les pharmacies, les caisses primaires de sécurité sociale, les mairies, des hyper-marchés, dans des réseaux de stations-services, etc… en fonction des partenariats qui seront conclus.
Une version plus modeste sera étudiée en cas de difficulté de financement et de lancement.
Un outil de communication performant
On peut soutenir une cause en valorisant sa propre image. Par sa diffusion, sa qualité, l’intérêt de son contenu, l’importance des ses messages, le guide d’AREMANE, « Neurones, Neurones ! », s’annonce comme un support très performant, un excellent outil de communication et valorisation d’image.
·Il est clair que ce livre est destiné à être feuilleté, lu, conservé, repris et consulté à plusieurs reprises et par plusieurs personnes, dans tous les milieux.
·Un million de livres diffusés, c’est la garantie d’au moins six millions de lecteurs.
·Ses entrées diverses et sa lisibilité faciliteront des prises en mains multiples.
·Sa qualité d’écriture, d’iconographie et d’impression sont des garanties de durabilité.
·Sa nature même peut engendrer une diffusion soit ponctuelle soit inscrite dans la durée.
·La démarche citoyenne qui l’inspire est une source de valorisation pour les laboratoires, les entreprises, les marques qui voudront « en être « et « y être ».
·Nul besoin d’insister sur le fait que les maladies qui font l’objet de ce livre concernent de plus en plus de gens, pour ne pas dire tout le monde : 800 000 personnes atteintes de la maladie d’Alhzeimer recensées en France !
·Ce type ne guide n’existe pas : il répond à un vrai besoin. Il est incontestablement d’intérêt général et d’utilité publique.
Les partenariats (publics et privés) proposés ont deux faces : des annonces publicitaires et des achats groupés de livres pour libre diffusion personnalisée.
¨ Les couvertures avec leurs rabats et 52 pages d’espace publicitaire attendent vos messages.
¨ Des éditions personnalisées peuvent être étudiées.
¨ Des marques pages « à vos couleurs » peuvent être imprimés.
¨ Du matériel promotionnel peut être fourni avec la diffusion du livre.
¨ Des opérations promotionnelles, de type « communication événementielle » peuvent être mise sur pieds.
Cette initiative vous semble utile. Aidez-nous!
Toutes vos suggestions et propositions sont les bienvenues
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