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08/11/2007
Le "plan" contre la maladie d'Alzheimer laisse en suspens la question du financement

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La commission du Pr Joël Ménard doit remettre, à 17 h 30, ses propositions sur le "plan" contre Alzheimer à Nicolas Sarkozy, qui va lancer une concertation avec les professionnels sur la base de ces propositions. L'accent est d'abord mis sur la recherche, aujourd'hui "dispersée" et "gravement insuffisante", qui devra bénéficier "d'un effort sans précédent" piloté par une fondation de coopération scientifique, rapporte Les Echos. Partenaires institutionnels (Inserm...) et privés travailleraient ensemble au sein de cette fondation dans le cadre d'un réseau national d'excellence.
Selon Le Figaro, la commission évalue à une cinquantaine de millions les besoins supplémentaires en recherche, soit un euro par Français. Côté soins, la commission retient l'idée d'un "forfait annuel" versé au médecin traitant – qui doit assurer le suivi des malades car lui "seul connaît la personne dans son environnement" – incluant "formation continue", "participation aux actions de coordination" avec d'autres professionnels de santé...
Mais la commission reste muette sur les modes de financement de ces dispositions, évoquant simplement la "nécessité d'un choix clair de financement public et de politique publique". Un autre grand axe concerne l'amélioration de la prise en charge, à commencer par la mise en place d'un "dispositif d'annonce" de la maladie, à l'instar de ce qui est fait pour le cancer, selon Les Echos, qui précise que les "consultations mémoires" devront être "renforcées et généralisées sur tout le territoire".
Selon Le Figaro, la commission s'est aussi penchée sur l'accompagnement du parcours de soins du patient (et de sa famille), à qui il faut laisser le libre choix entre rester à la maison avec tous les aménagements indispensables ou opter pour un établissement spécialisé. Ce troisième plan en six ans, après ceux de Bernard Kouchner en 2001 et de Philippe Douste-Blazy en 2004, vise à contrer cette affection neurodégénérative qui touche environ 600 000 personnes en France (860 000 si l'on compte les syndromes apparentés).
PLANALZHEIMER.GOUV.FR OUVERT LE 12 NOVEMBRE
Un site internet (planalzheimer.gouv.fr) sera ouvert à compter du lundi 12 novembre pour recueillir les "avis" du public, précise le texte. Cette concertation sera organisée par les ministres du travail, Xavier Bertrand, de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, de la santé, Roselyne Bachelot et de Valérie Letard, secrétaire d'Etat chargée de la solidarité.
"Le président de la République annoncera les principales orientations du plan Alzheimer avant la fin de l'année. Sa mise en oeuvre débutera le 1er janvier 2008", rappelle un communiqué de l'Elysée. Principale cause de dépendance des personnes âgées en France, la maladie d'Alzheimer touche 225 000 personnes nouvelles par an. Le nombre de malades pourrait passer à 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040, selon un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps).
Le plan, qui doit être mis en oeuvre le 1er janvier 2008, a été préparé depuis deux mois par huit groupes d'experts chargés de faire des propositions concernant la recherche, le diagnostic, la continuité de la prise en charge des malades, l'accompagnement des familles et le financement. Les grandes orientations en ont déjà été dévoilées par le président Sarkozy le 21 septembre, à l'occasion de la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer.
13:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : recherche, sciences, médecine, alzheimer
ALZHEIMER: Le projet de plan présenté aujourd'hui
Le rapport du Pr Ménard propose des actions tant pour une prise en charge digne des malades que pour accélérer la recherche.
12:00 Publié dans Actions en cours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, médecine, alzheimer, finces, fondation, france
02/11/2007
Chez les savants fou
UN PEU d'HUMOUR.... (repris sur LE FIGARO)
Un historien de la science a recensé les expériences les plus étranges de l’histoire. Florilège.


18:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science, recherche, humour, savants, QI, intelligence
01/11/2007
Le CNRS sur ses gardes

Les syndicats de chercheurs* ont de nouveau exprimé leurs craintes de voir leur établissement public de recherche démantelé dans les prochains mois. L’adoption du plan stratégique a été reportée au printemps prochain. D’ici là, le gouvernement, via la ministre Valérie Pécresse, doit préciser ses intentions et une commission dirigée par l’ancien ministre délégué à la recherche François d’Aubert doit rendre ses conclusions sur l’avenir des relations entre le CNRS et les universités
Le CNRS abrite 80 laboratoires propres et un millier d’unités mixtes de recherches (UMR) qui sont sous la cotutelle du CNRS et des universités. Déjà privé de l’évaluation des chercheurs qui travaillent dans les UMR, qui est désormais du ressort de l’Agence d’évaluation de la recherche (AERES), le CNRS craint que les UMR passent sous la seule tutelle des universités. Ce serait la fin d’une programmation globale et pluridisciplinaire de la recherche française au profit d’un pilotage à court terme, dénoncent l’ensemble des organisations syndicales.
Au-delà des craintes de démantèlement du CNRS, les chercheurs français ont peur de perdre une liberté indispensable à leurs travaux au profit d’un strict encadrement de la recherche à des fins jugées «utilitaristes». Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy n’avait pas fait mystère de ses intentions. Il s’était exprimé en faveur de la transformation des grands organismes de recherche en agences de moyens, les universités devenant les «principaux opérateurs de la recherche». Cette évolution a déjà commencé avec la création de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance des projets à court terme (lire).
Citant l’exemple des travaux du physicien français Albert Fert, récompensé par le prix Nobel 2007 de physique, les chercheurs expliquent qu’il est souvent difficile de savoir quelles recherches fondamentales feront les applications phares de demain. Le lauréat lui-même déclarait dans le quotidien Libération le jour de la remise de son prix : «J’ai envie de dire à notre ministre, Valérie Pécresse, d’éviter une approche idéologique, qu’il faut absolument garder la capacité de coordination, d’élaboration d’une stratégie nationale du CNRS, capacité dont l’Agence nationale de la recherche n’est pas dotée.»
C.D.
Sciences et Avenir.com
14:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, recherche, politique, cnrs, sciences, université
De l’infection virale au cancer

Quels mécanismes?
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer le rôle des virus oncogènes. Ils auraient la capacité de modifier le matériel génétique d’une cellule, de rendre sa croissance incontrôlable, créant ainsi un terrain favorable à l’émergence de cellules cancéreuses. Autre mécanisme possible : l’inflammation chronique liée à l’infection virale nécessite une multitude de réparations du tissu abîmé ; or au cours de ces réparations cellulaires un plus grand nombre d’erreurs génétiques s’accumulent, augmentant le risque de prolifération anormale des cellules.
Chaudhary et ses collègues ajoutent une nouvelle hypothèse, celle d’une ‘’pression de sélection’’ exercée par les virus sur les cellules. Ces chercheurs ont travaillé à partir de cellules de sarcome de Kaposi, maladie cancéreuse liée à une infection par un herpès virus (HHV-8). Ils ont examiné le niveau d’expression d’un gène, le K13, qui est impliqué dans le développement du cancer. Les chercheurs ont constaté que les cellules qui exprimaient le moins le K13 –et qui étaient donc les moins susceptibles de devenir cancéreuses- laissaient davantage le virus se répliquer à leurs dépends. A l’inverse, les cellules qui résistaient le mieux à la réplication du virus étaient celles qui avaient un niveau d’expression élevé du gène K13.
Le virus conduirait donc à une sorte de sélection naturelle des cellules dont les défauts favorisent la prolifération, terreau des tumeurs cancéreuses, avancent les chercheurs. Ces travaux ont été publiés le 24 octobre dans la revue PLoS ONE.
Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
- Les anomalies des cellules cancéreuses
- La cellule cancéreuse et les tissus cancéreux
- La formation des tumeurs
- Notions générales sur le cancer
- L'article publié dans PLoS ONE
14:00 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médecine, recherche, sicnces, cancers, microbiologie
La mouche livre l'un des secrets de l'alcoolisme
La découverte de gènes associés à la sensibilité à l’alcool chez la drosophile (Drosophila melanogaster) pose les bases de la recherche sur les bases génétiques de l’alcoolisme chez l’Homme.

Insectes.org La drosophile ou mouche du vinaigre
La drosophile est une alcoolique ! La mouche du vinaigre porte bien son nom, à l’instar de l’être humain elle peut s’enivrer lorsqu’elle est exposée à des niveaux élevés d’alcool. Une fois intoxiquée, elle présente les symptômes classiques de l’alcoolisation : problème d’orientation, perte du contrôle postural, somnolence…la drosophile développe également une tolérance à l’alcool lorsqu’elle y est exposée régulièrement. C’est pour ces raisons, et la praticité expérimentale qu’offre ses insectes de laboratoire, qu’une équipe de recherche s’est mise en quête de gènes qui pourraient être associés à cette appétence à l’alcool.
Les chercheurs ont élevé des drosophiles sur plus de 25 générations pour produire deux groupes distincts : des mouches très sensibles à l’alcool pour l’un et des insectes hautement résistants pour l’autre. Ils ont ensuite effectué l'analyse de l’ensemble du génome afin de déterminer les variations génétiques des deux groupes par rapport à la population de départ. Les gènes qui sont exprimés différemment dans les deux groupes sont potentiellement liés à la sensibilité à l’alcool.
Cette méthode a permis d’identifier plus d’un millier de gènes. Parmi eux, 32 semblent directement agir sur cette sensibilité.
Fait intéressant, 23 de ces gènes ont des équivalents humains (appelés orthologues) qui seraient peut-être impliqués dans les phénomènes de dépendance existant dans l’alcoolisme chronique. Plus simplement, ils expliqueraient pourquoi certaines personnes apprécient un bon verre tandis que d’autres n’y trouvent aucun plaisir.
(Source Sciences et Avenir)
13:55 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alccolisme, socité, recherche, laboratoire, mouche, vins et spiritueu
Cellules souches : une première française
Des chercheurs de l'université Paris-Sud-XI (avec l'Inserm et le CNRS) viennent d'obtenir la première lignée française de cellules souches embryonnaires humaines à partir d'un embryon porteur d'anomalies chromosomiques importantes (trisomie 1 et monosomie 21) et recueilli à l'issue d'un diagnostic préimplantatoire.
Cette première a été rendue possible grâce aux modifications des lois de bioéthique en 2004. Depuis la sortie des décrets d'application en février 2006, plusieurs autres équipes se sont lancées dans la course en France, notamment à Strasbourg et à Montpellier, alors que dans le monde, il existe déjà deux cents lignées de ce type, notamment aux États-Unis et outre-Manche, en Corée et en Iran.
L'obtention de cette première lignée de cellules à la base d'une possible médecine régénératrice est un franc succès pour l'équipe du Pr Annelise Bennaceur-Griscelli (unité Inserm 602). C'est aussi une bonne nouvelle pour toute la communauté scientifique française car cette lignée de cellules dotées de toutes les potentialités (pluripotentes) est mise à la disposition de tous ceux qui désireront y réaliser des recherches.
13:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scinces, recherche, découvertes, cellules souches, laboratoires
La santé et les Villes: Lyon, palme d'or
L'hebdomadaire médical « Impact médecine » publie pour la deuxième fois son palmarès des trente-six villes qui offrent la meilleure qualité de soins.
13:48 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, santé, médecine, hopitaux, sanitaire, lyon, rennes
Nouvelle première mondiale de thérapie génique en France
LU DANS LE FIGARO: Respectivement six mois et un an après le traitement, deux enfants atteints d'adrénoleucodystrophie se portent bien. Cette maladie génétique provoque la destruction de la myéline du cerveau et de la moelle épinière.
13:43 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sciences, médecine, gnétique, ALD
Le génome du chat a été séquencé
Il s'agit du septième mammifère, y compris l'homme, dont tous les gènes sont identifiés.

(c) AFP
Une vingtaine d'animaux, parmi lesquels des chiens, chimpanzés, rats, souris et vaches ont déjà vu leur ADN décodé. Mais le séquençage du code génétique des chats pourrait avoir de plus grandes implications pour le traitement de maladies humaines, explique le Dr Stephen O'Brien, de l'Institut américain du cancer, dont les travaux sont publiés de l'édition de novembre du journal "Genome Research".
Ces travaux ont été conduits sur l'ADN d'un chat abyssin de quatre ans appelé Cinnamon (cannelle) dont la lignée remonte à plusieurs générations en Suède.
Cinnamon est un des mammifères objet actuellement d'une analyse comparative avec d'autres recherches génétiques déjà conduites sur des chats ainsi qu'avec le séquençage de génomes d'autres mammifères.
20.285 gènes
Les généticiens du Cold Spring Harbor Laboratory (New York, est) ont pu identifier 20.285 gènes formant le génome du chat. Pour ce faire ils ont analysé les similarités entre le génome du félin et ceux de six mammifères déjà séquencés.
Les chats peuvent en effet souffrir de plus de 200 maladies proches de pathologies humaines, telles qu'une version féline du Sida, le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) ou encore le diabète, selon le Dr O'Brien. La connaissance de l'ADN du chat pourrait donc permettre le développement de nouveaux vaccins et traitements.
Cette étude décode environ les deux tiers de l'ADN de Cinnamon, un chat du Missouri étudié à l'université de l'Etat à Columbia. Des résultats plus complets sont attendus dans le courant de l'année prochaine.
- Une fiche sur le chat (wikipedia)
- Le génome (wikipédia)
- Une fiche sur l'ADN
- Biographie de Stephen O'Brien (en anglais)
- Site officiel du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
- Site de l'Université Columbia (en anglais)
- Site du Cold Spring Harbor Laboratory
- Le SRAS (Institut Pasteur)
- Portrait du chat abyssin
- Le Sida en chiffres
- Le site de l'Agence Nationale de la Recherche
13:30 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sciences, recherche, adn, chats, felins, génome

