01/09/2005

Parkinson: Dons de cerveaux pour la recherche



En matière de recherche, et particulièrement lorsqu'il s'agit d'étudier les maladies neurodégénératives, auxquelles appartient la maladie de Parkinson, rien ne remplace l'étude directe de tissus humains. Afin de collecter les prélèvements et d'inciter au don, une Cérébrothèque Parkinson a été mise en place.

Pour faire progresser la recherche sur la maladie de Parkinson et ses thérapies, neurologues, neuro-pathologistes et chercheurs ont mis en place une Cérébrothèque, afin de collecter des prélèvements cérébraux et d'autres tissus pouvant être affectés par la maladie.

L'expérimentation animale et les nouvelles techniques d'imagerie médicale sont à la source de grands progrès médicaux et de nouvelles thérapies. Toutefois, aucun modèle n'est pleinement satisfaisant et l'étude directe des prélèvements de tissus humains demeure irremplaçable.
Nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson proposent déjà spontanément de faire don de leur cerveau, mais les dons restent en deçà des besoins. A titre d'exemple, certaines recherches peuvent nécessiter jusqu'à une vingtaine de tissus de donneurs différents pour constituer un échantillon suffisamment significatif.

La Cérébrothèque, créée avec le soutien logistique et financier de l'Association France Parkinson, s'inspire de structures comparables existant depuis plusieurs années dans d'autres pays.



En pratique

  • Le code de la santé publique précise qu' « aucun prélèvement à des fins scientifiques autres que celles ayant pour but de rechercher les causes du décès (celles ayant une portée générale) ne peut être effectué sans le consentement du défunt exprimé directement ou par le témoignage de la famille ».
  • Le consentement donné au prélèvement est révocable à tout moment.
  • Le don à des fins de recherche a un caractère spécifique. Le donneur d'un cerveau ne peut pas donner simultanément son corps « pour la science ». Ce dernier terme, consacré par l'usage, vise en fait le don du corps aux instituts d'anatomie et facultés de médecine à des fins d'enseignement.
  • Le prélèvement du cerveau ne peut être réalisé que dans certains hôpitaux habilités et par des anatomopathologistes.
  • Si le décès survient en dehors de l'hôpital, il est possible de recourir à un transport du corps vers l'hôpital où le prélèvement peut être effectué. Seules les compagnies de pompes funèbres agrées peuvent réaliser ce type de transport du corps sans mise en bière. La demande doit être effectuée par la famille à la mairie du lieu de décès, dans un délai maximum de 24 heures.
  • La Cérébrothèque prend en charge financièrement les dépenses liées au transport du corps, tant pour la réalisation du prélèvement que pour sa restitution à la famille.
  • Après le prélèvement, le corps du défunt pourra être rendu à la famille et les obsèques se dérouler normalement.


    Pour en savoir

  • S'adresser directement à son neurologue ou à son médecin traitant.
  • Association France Parkinson – Cérébrothèque
    37 bis rue La Fontaine – 75016 Paris
    Numéro vert : 0800 531 523
    CerebrothequeParkinson@ccr.jussieu.fr



Commentaires

Quand tu dit Halte a la fatalité je suis d accord a 100%.

Mais je crois pas que l'espoir est pas dans les labo. Moi j'ai la sclerose et quand je vois le prix de mon traitement +- 1000 euros/ mois je me dis k j'ai de la chance d'etre en france. Avec les labo c'est qu'une histoire de bisness , societé de consommation oblige. En tout cas belle utopie de croire en les labo

Ecrit par : nono | 10/09/2005

Quand je parle des labos, je ne parle pas des industriels, je parle des laboratoires de recherche fondamentale où des chercheurs travaillent dur pour trouver des solutions à des problèmes semblables aux votres, souvent sans moyens adaptés aux défis à relever...

Ecrit par : daniel RIOT | 10/09/2005

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