10/12/2004

Une équipe pluri-disciplinaire

L’équipe de Jean-Philippe Loeffler
et le Laboratoire EA 3433

Des chercheurs qui trouvent


L’émergence de l’équipe s’est faite initialement autour de chercheurs et d’enseignants chercheurs. Aujourd’hui, le laboratoire est constitué de 10 chercheurs, enseignants-chercheurs et médecins rattachés à l’INSERM au CNRS ou à l’Université Louis Pasteur (faculté de médecine et faculté des sciences de la vie) qui partagent les mêmes soucis de qualité de travail et cherchent à développer des applications aux retombées concrètes d’un point de vue thérapeutique. A ces permanents s’ajoutent quatre chercheurs post-doctorants et cinq étudiants de troisième cycle (DEA ou thèse).

Leur originalité.

Cette équipe restreinte est très homogène au niveau de la passion de la recherche, des buts à atteindre, mais elle est extrêmement variée par l’origine et les spécialisations des membres qui la compose. En effet, elle associe des compétences complémentaires indispensables pour développer la recherche fondamentale (biochimistes, biologistes moléculaires, biologistes cellulaires, histologistes et physiologistes) à celles de médecins praticiens hospitaliers (neurologues, gériatre, anatomo-pathologiste et spécialiste de la douleur), confrontés quotidiennement à des patients atteints de pathologies neurodégénératives.

Leur travail.
Ils cherchent à comprendre comment et pourquoi un neurone, c’est-à-dire une cellule nerveuse, meurt au cours d’un processus dégénératif qui conduit à des maladies comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique.

Quelques chiffres.

Six brevets déposés à ce jour, 43 communications dans des revues scientifiques, 65 communications sans acte, participation à douze conférence internationales de très haut niveau, participation à 80 ouvrages scientifiques en 4 ans.

Le matériel.
Installé sur 600 m2 au 8ème étage du bâtiment 3 de la faculté de médecine, le laboratoire possède une pièce de culture cellulaire, 4 pièces pour la biologie moléculaire et la biochimie (dont l’une permet la manipulation d’éléments radioactifs), une pièce plus spécifiquement dédiée à l’histologie et une pièce de microscopie équipée de plusieurs microscopes dont un microscope con-focal permettant la reconstruction en trois dimensions des cellules observées. A cela s’ajoute un système complet de micro-injection permettant de faire de la transgenèse.

Ce qu’ils ont (déjà) trouvé, en bref.
L’objectif scientifique initial de l’équipe était d’élucider les mécanismes précoces de la mort neuronale. Ils ont abordé ces aspects selon deux axes : des modèles cellulaires, et des modèles animaux, associés à une approche clinique. Cette approche leur a permis de faire plusieurs découvertes qui pourraient se révéler importantes au plan clinique. Afin de valoriser la recherche au laboratoire, ces travaux ont déjà fait l’objet de dépôts de brevets par l’ULP et le laboratoire . Ces brevets portent sur le développement d’outils diagnostiques qui permettent de détecter précocement certaines maladies neurodégénératives, c’est-à-dire de pouvoir intervenir thérapeutiquement avant que des lésions nerveuses irréversibles soient installées. D’autres brevets portent plus directement sur de nouvelles pistes thérapeutiques. ( un dossier scientifique est publié par ailleurs)

Leur programme jusqu’en 2008, en bref.
Les travaux actuels des membres de l’EA 3433 visent à élucider les mécanismes cellulaires, communs et/ou spécifiques, des maladies neurodégénératives, et en particulier ceux qui sous-tendent la MA et la SLA.
Les stades les plus précoces de ces pathologies sont les plus intéressants à analyser, car l’élucidation des mécanismes à ces stades peut faire espérer un débouché thérapeutique, préventif et peut-être curatif, ou tout au moins de stabilisation. Les démarches expérimentales en cours s’adressent à ces deux pathologies, à la fois pour des raisons de santé publique et parce qu’elles relèvent sans doute, au moins en partie, de mécanismes communs.

Leurs partenaires.
Les projets du laboratoire reposent, de par leurs objectifs même, sur des interactions fortes avec la recherche clinique et l’industrie pharmaceutique.
· Les travaux sur la maladie d’Alzheimer et la signalisation intracellulaire de l’APP (précurseur de la protéine ß-amyloïde) s’appuient sur le réseau français Alzheimer piloté par Aventis Pharma, dont notre laboratoire est membre fondateur. Plusieurs conventions de partenariat avec des groupes industriels et « start-up » de biotechnologie ont été signées.
· Les projets concernant la SLA sont conduits en collaboration avec le Centre de Neurologie (service du professeur V. Meininger) de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière de Paris (centre français de référence pour cette pathologie) ainsi qu’avec le service de neurologie du CHU de Strasbourg.
Ces collaborations permettent le suivi d’une large cohorte de patients, l’accès aux tissus humains (biopsies et autopsie) et la mise en place d’essais cliniques. Au plan de la recherche fondamentale, le projet s’inscrit dans un réseau international (Riken Brain Institut, Japon ; Université de Montevidéo, Uruguay ; Université de Harvard, USA).
Une demande de soutien de ce réseau sera déposée en 2004. Un réseau local (Biozentrum de Bâle, Suisse ; Université de Montpellier) a été mis en place dans le cadre de l’analyse des puces à ADN.

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