13/06/2007
ALZHEIMER: Le futur plan se trouvera au centre de réunions de travail cette semaine à l’Élysée et au ministère de la santé
«Pour l’instant, on a du mal à savoir qui va faire quoi. Espérons que cela va se caler après les législatives », confie un responsable médical, qui a déjà pris quelques contacts ministériels sur la mise en place du plan contre la maladie d’Alzheimer promis, durant la campagne, par Nicolas Sarkozy.
À l’Élysée, on se montre en tout cas très affirmatif. « Ce plan est une promesse de Nicolas Sarkozy, il sera mis en œuvre. Pour le président, c’est une exigence du cœur autant que de la raison », affirme le professeur Arnold Munnich, conseiller du chef de l’État pour la recherche biomédicale et la santé, et par ailleurs responsable de l’unité de génétique médicale de l’hôpital Necker, à Paris.
En principe, le plan Alzheimer est prévu au menu d’une réunion de travail aujourd’hui à l’Élysée entre Nicolas Sarkozy, ses collaborateurs et quelques scientifiques. Et demain, Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, doit recevoir l’association France Alzheimer.
Il est trop tôt pour connaître le contenu de ce plan, mais Arnold Munnich évoque quelques pistes. «Le soutien à la recherche sera bien sûr une priorité. Il pourrait s’agir de créer de grandes plates-formes de recherche qui permettraient de fédérer l’action de tous les scientifiques. Il paraît opportun de faire un effort particulier sur l’imagerie, fondamentale pour le diagnostic », explique le professeur Munnich, qui plaide aussi pour la mise en place de banques de tissus, provenant des malades. ![]()
Objectif : retarder la maladie de cinq ans
« C’est important pour comprendre les mécanismes de la maladie. Aujourd’hui, le vrai challenge sur l’Alzheimer n’est pas tant de guérir la maladie, objectif sans doute encore lointain, mais de différer son début chez le patient. Si, demain, on trouve un moyen de retarder la maladie de cinq ans, on diminuera de moitié le nombre de malades. C’est considérable. »
Le professeur Munnich insiste aussi sur le fait que ce plan sera conduit dans un « respect scrupuleux » des règles de bioéthique. « C’est pour nous une exigence absolue », affirme le conseiller de Nicolas Sarkozy, en ajoutant que ce plan ne sera pas uniquement scientifique et médical mais accordera «une très large place» au soutien aux malades et à leurs familles.
En attendant, dans les coulisses, Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand s’activent pour se placer chacun comme le ministre qui conduira le plan Alzheimer. En tant que ministre de la santé, Roselyne Bachelot estime qu’elle est la mieux placée.
Mais Xavier Bertrand, en charge des relations sociales et de la solidarité, tient à avoir son mot à dire, notamment parce que c’est à lui que devrait revenir la tutelle du secrétariat d’État aux personnes âgées, attendu après les législatives.
Enfin, un certain flou règne sur le rôle que pourrait jouer Philippe Douste-Blazy, l’ancien ministre de la santé, puis des affaires étrangères, qui a désormais un bureau à l’Élysée. Selon certains, il pourrait être le « monsieur plan Alzheimer » mais il semble que cette question n’ait pas encore été tranchée.
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21/09/2006
AREMANE APPROUVE ET ATTEND DES ACTES: Débloquer de nouveaux moyens pour la recherche
Dominique de Villepin a annoncé jeudi que la lutte contre la maladie d'Alzheimer serait "la grande cause nationale" de l'année 2007. "Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite à Nice sur ce thème, à l'occasion de la "Journée mondiale Alzheimer". La "grande cause nationale" pour 2006 est l'égalité des chances.
M. de Villepin, qui a visité un "Centre mémoire de ressources et de recherche" lié à la maladie et rencontré des patients et leurs familles, s'est également prononcé pour la mise en place, en 2007, d'une "consultation de prévention" sur la maladie d'Alzheimer pour les seniors de plus de 70 ans, financée par la Sécurité sociale.
"J'attache une grande importance à la mise en place d'une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans financée par la Sécurité sociale. C'est le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps", a-t-il dit.
Cette consultation sera "prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007", a-t-il ajouté. Selon une source gouvernementale, cette consultation sera lancée dans un premier temps à titre expérimental.
Face à cette maladie, "notre système de santé n'apporte pas de réponse complètement satisfaisante", a-t-il reconnu. Il a rappelé que la maladie n'est en moyenne diagnostiquée "que deux ans après l'apparition des premiers symptômes".
"Pour les malades, c'est une perte de temps considérable qui réduit l'efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué", a ajouté le chef du gouvernement.
"La mise en oeuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de l'année 2007", a-t-il dit.
Dans le cadre du Plan solidarité grand âge, 6.000 places de services de soins infirmiers à domicile ont été créées en 2006. "Cet effort sera maintenu tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons 7.500 places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté de 40% par rapport à aujourd'hui", a poursuivi M. de Villepin.
Maladie neurodégénérative du cerveau, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux (AVC), parmi les principales causes de dépendance, c'est-à-dire une perte d'autonomie au grand âge.
La France compterait quelque 860.000 cas d'Alzheimer et de troubles apparentés. Ce nombre pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.
Cette maladie entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire, intelligence, langage...).
18:25 Publié dans Actions en cours, Aider AREMANE, Alzheimer, Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, santé, alzheimer, Villpin, causes nationales, recherche
12/01/2006
Alzheimer:voilà 100 ans....
Le neurologue et psychiatre allemand Aloïs Alzheimer décrivait il y a 100 ans ce qui constitue la base de nos connaissances sur la maladie qui porte aujourd'hui son nom.
C'était en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. C'est le professeur Emil Kraepelin qui proposa par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
À l'époque, Alzheimer a mis en évidence, lors de l'autopsie d'une patiente, les deux types de lésions cérébrales caractéristiques de la maladie: dégénérescence fibrillaire et plaques séniles.
Dès lors, ce qui était jadis considéré comme de la « sénilité », et une partie normale du vieillissement, devenait une maladie distincte et l'une des principales préoccupations de la médecine contemporaine.
Chronologie d'une maladie
- Ce n'est toutefois que dans les années 60 que l'ensemble de la communauté médicale reconnaît la maladie. C'est la découverte d'un lien entre la détérioration des fonctions cognitives et le nombre de plaques et d'écheveaux dans le cerveau qui amène les scientifiques à reconnaître la maladie d'Alzheimer en tant que maladie.
- Les années 70 voient l'intérêt scientifique grandir. La maladie devient peu à peu un secteur d'intérêt pour les chercheurs.
En 1978, la Société Alzheimer du Canada voit le jour, et devient le premier organisme du genre au monde.
- Dans les années 80, la recherche porte sur les plaques et les écheveaux. Les chercheurs examinent les interactions complexes qui détruisent les cellules nerveuses dans le cerveau de la personne atteinte de la maladie. Les conclusions de ces recherches ont contribué aux découvertes des années 1990 dans le domaine de la génétique.
- Tôt dans les années 90, des équipes de scientifiques, comprenant plusieurs Canadiens, découvrent des liens génétiques à la maladie d'Alzheimer. Ces découvertes mènent à la création de souris génétiquement modifiées, qui permettent la réalisation d'essais jusque là impossibles.
Il faut attendre en 1992 pour assister à une véritable percée. Un lien génétique de la maladie est alors identifié. Un gène muté est présent dans la majorité des cas de la forme familiale de la maladie d'Alzheimer, ce qui influe sur le risque pour une personne d'être atteinte de la maladie. Bien qu'il s'agisse d'une forme rare de la maladie (environ 7 % des cas de maladie d'Alzheimer), c'est une découverte importante.
Durant les années 90, d'autres liens génétiques sont découverts. Des scientifiques canadiens identifient le gène apoE dans le cerveau. Dès 1997, un premier traitement médicamenteux est disponible: l'Aricept entre alors dans le vocabulaire quotidien des personnes atteintes et de leurs proches.
Cet inhibiteur de la cholinestérase atténue, chez certaines personnes, les symptômes présents aux stades légers à modérés de la maladie d'Alzheimer. Suivront les Exelon et Reminyl dans les années suivantes.
En 1999, un premier vaccin est mis à l'essai sur des souris génétiquement modifiées. Les travaux de recherche sur les vaccins continuent d'être fort prometteurs.
- Les années 2000 s'accompagnent de progrès technologiques dans le domaine de l'imagerie médicale, permettant aux chercheurs de mieux observer le cerveau vivant. Les images révèlent que des changements pourraient se produire bien avant que les symptômes de la maladie d'Alzheimer ne se manifestent.
En 2004, un nouveau médicament est disponible, l'Ebixa. Cet inhibiteur des récepteurs NMDA vise à traiter les symptômes de la maladie dans les stades modérés à avancés. Lors d'essais, ce médicament a stabilisé ou ralenti la détérioration des fonctions cognitives
02:20 Publié dans Alzheimer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Recherche et santé
01/09/2005
170 000 € pour France Alzheimer de la part des Anciens combattants
Grâce à la mobilisation durant toute cette années des adhérents de la Fédération Nationale des Combattants et Prisonniers de Guerre – Combattants d’Algérie-Tunisie-Maroc (FNCPG-CATM) pour recueillir des fonds à travers l’opération « Espoir de Mémoire », un don de presque 170 000 euros sera remis à l’Association France Alzheimer pour la recherche sur la maladie le 3 septembre prochain à Paris.
Mme Arlette Meyrieux, nouvelle présidente de l’Association France Alzheimer recevra donc des mains de M. Jacques Goujat, président de la FNCPG-CATM, une somme de près 170 000 euros, au cours d’une cérémonie qui se déroulera le samedi 3 septembre 2005 à l’hôtel Sofitel qui se trouve dans le 15ème arrondissement de Paris
France Alzheimer précise qu’elle « consacrera la totalité de cette somme au soutien à la recherche sur la maladie d’Alzheimer, à travers l’allocation de bourses de recherche scientifique attribuées par le Comité Scientifique de l’Association France Alzheimer ».
À l’occasion du 60ème anniversaire de la FNCPG-CATM, fondée le 3 septembre 1945, et du 20ème anniversaire de l’Association France Alzheimer, fondée le 21 septembre 1985, les anciens combattants de la FNCPG-CATM et de ses associations départementales ont collecté durant toute cette année des dons auprès de leurs adhérents et sympathisants, avec le soutien des associations locales Alzheimer.
« Par le biais de l’opération « Espoir de Mémoire », notre fédération souhaite élargir sa volonté de solidarité à toute notre société. La maladie d’Alzheimer, qui touche 860 000 personnes en France, y compris parmi nos adhérents, est un enjeu dramatique, et nous souhaitions nous associer à ceux qui la combattent », déclare Jacques Goujat.
« Grâce à la mobilisation nationale de la FNCPG-CATM, nous allons pouvoir attribuer une dizaine de bourses à des jeunes chercheurs afin qu’ils fassent progresser la connaissance de la maladie d’Alzheimer et l’espoir d’un traitement. Au nom des familles de malades, nous lui en sommes très reconnaissants », déclare Arlette Meyrieux.
L’Association France Alzheimer
Elle s’annonce comme la seule association nationale reconnue d’utilité publique dans le domaine de la maladie d’Alzheimer. Son rôle est de soutenir les familles des malades, d’informer l’opinion et les pouvoirs publics, de contribuer à la recherche et de former les bénévoles et les professionnels de santé depuis 1985.
France Alzheimer est présente dans toute la France à travers ses 105 associations départementales, en métropole et dans les DOM-TOM. Elle annonce 95 000 adhérents et donateurs.
21:19 Publié dans Alzheimer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Solidarité
L'acide folique contre la maladie d'Alzheimer?
Selon les résultats d'une récente étude épidémiologique1, un apport en acide folique correspondant à l'apport nutritionnel recommandé (ANR) aurait pour effet d'abaisser de 55 % les risques de contracter la maladie d'Alzheimer.
Dans le cadre d'une étude épidémiologique, une équipe de chercheurs de l'Université de Californie a suivi, durant neuf ans, 579 personnes âgées de 60 ans et plus. Les résultats sont publiés dans le premier numéro de la revue Alzheimer's & Dementia, la nouvelle publication de l'Association américaine pour la maladie d'Alzheimer. Ils indiquent que les personnes qui consommaient environ 400 microgrammes (µg) par jour d'acide folique ont deux fois moins de risques de contracter la maladie d'Alzheimer que celles dont l'apport est moindre.
Appelée aussi vitamine B9, l'acide folique pourrait abaisser les taux sanguins d'homocystéine, une substance associée aux troubles cardiovasculaires, notamment à l'accident vasculaire cérébral. Selon Maria Corrada, qui dirigeait l'équipe de chercheurs de cette étude, il est possible que la maladie d'Alzheimer soit associée à des troubles vasculaires au niveau du cerveau.
La chercheure estime aussi que l'acide folique pourrait contribuer à prévenir l'apparition de la maladie ou à en freiner la progression. Mais elle n'encourage pas d'augmenter la consommation de vitamine B9 au-delà de l'apport nutritionnel recommandé de 400 µg par jour. Les résultats d'une autre étude épidémiologique2 démontrent en effet qu'un apport trop élevé en vitamine B9, surtout sous la forme de supplément, pourrait même accélérer le déclin des facultés cognitives. Les experts déconseillent de dépasser l'apport maximal tolérable de 1 000 µg par jour.
Mme Corrada fait d'ailleurs remarquer que ces résultats devraient surtout inciter les gens à bien s'alimenter. L'acide folique abonde dans le foie, les rognons, la levure, certains fruits, notamment la banane et les agrumes, les légumes verts, les légumineuses, le pain de blé entier, les oeufs et le lait.
Pierre Lefrançois - PasseportSanté.net
D'après HealthDayNews, WebMed, BBC NEWS et Le Devoir
1. Corradaa MM, Kawasab CH, et al. Reduced risk of Alzheimer's disease with high folate intake: The Baltimore Longitudinal Study of Aging. Volume 1, Issue 1, Pages 11-18 (July 2005). www.alzheimeranddementia.com
2. Morris MC, Evans DA, et al. Dietary folate and vitamin B12 intake and cognitive decline among community-dwelling older persons.Arch Neurol. 2005 Apr;62(4):641-5.
10:00 Publié dans Alzheimer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Recherche et santé

