02/02/2008

LE PLAN SARKOZY

Mieux diagnostiquer, mieux accompagner

Le président Nicolas Sarkozy a présenté hier à Sophia Antipolis, près de Nice, les dix « mesures phare » du plan Alzheimer 2008-2012, qui prévoit l'engagement de 1,6 milliard d'euros de plus sur cinq ans pour accélérer la recherche et améliorer la prise en charge des malades.

Amplement inspiré des travaux de la commission dirigée par le professeur Joël Ménard, ce plan vise à « améliorer le diagnostic » de la maladie, « mieux soigner, mieux accompagner » les malades, « aider plus et mieux » les familles et « chercher plus vite » (lire ci-contre).
 « J'ai essayé de présenter un plan global qui n'oppose pas le patient et les aidants, le présent et l'avenir, la recherche et l'accompagnement, mais qui mobilise tout le monde dans un seul objectif : trouver les moyens de stopper cette maladie et faire en sorte que ceux qui en souffrent aujourd'hui vivent le mieux possible », a-t-il souligné.
 Sur le volet recherche, M. Sarkozy a ainsi annoncé la création d'une « fondation de coopération scientifique » chargée de fédérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer, pour l'heure incurable et très invalidante, qui touche quelque 860 000 personnes en France.
 « Un effort de recherche sans précédent » sera lancé, a promis le président, dont le plan prévoit une enveloppe de 200 millions d'euros supplémentaires sur cinq ans (lire ci-dessous), directement financés par le budget de l'État.

Améliorer la prise en charge
des malades
et de leurs familles

 L'autre priorité est d'améliorer la prise en charge des malades et de leurs familles, souvent plongées dans le désarroi.
 Des « Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer (MAIA) », seront labellisées sur tout le territoire, le soutien à domicile sera renforcé et des « coordonnateurs » seront mis en place, chargés d'assurer la liaison entre les équipes.
 Le plan prévoit aussi de créer en 2008 2 125 places d'accueil de jour et 1 125 d'hébergement temporaire. Sur toute la durée du plan, ce sont 11 000 places d'accueil de jour ou équivalent qui devraient être créées, et 5 600 d'hébergement temporaires.
 Répondant à l'une des principales inquiétudes des familles de malades, M. Sarkozy a détaillé le financement de son plan en expliquant qu'il serait très largement couvert (1,4 milliard) par les franchises médicales, en vigueur depuis le 1er janvier. « C'est pour cela (le plan Alzheimer) que j'ai décidé, et je l'assume, de créer les franchises médicales », a justifié M. Sarkozy.
 « Les moyens, je ne peux pas les fabriquer (...) ceux qui ne veulent pas des franchises, qu'ils viennent dire aux Français comment on finance des dépenses supplémentaires », a lancé Nicolas Sarkozy à ceux qui, notamment à gauche, ont critiqué cette mesure qui doit rapporter 860 millions d'€ par an.
 Très attendue, l'annonce du plan, qui avait été retardée de près d'un mois, a suscité la satisfaction mesurée de l'association France-Alzheimer. « Globalement, ce plan a des avancées significatives », s'est réjouie sa présidente, Arlette Meyrieux. « Il y a déjà eu des plans précédents (...) nous restons vigilants ».
 M. Sarkozy a anticipé ces réserves en annonçant que le gouvernement ferait le point de l'application du plan tous les six mois.

 

Les enjeux de la recherche

Comprendre les causes de la maladie, élaborer des outils fiables de diagnostic précoce et mettre au point des traitements efficaces, sont les enjeux majeurs de la recherche sur la maladie d'Alzheimer.

Le volet recherche du plan Alzheimer 2008-2012 s'élèvera à 200 millions d'euros sur cinq ans. Les causes de la maladie d'Alzheimer, aujourd'hui encore incurable, ne sont pas connues, mais ses mécanismes -la « cascade biologique » qui conduit à la démence- sont bien établis.
 La maladie est caractérisée par deux types principaux de lésions du cerveau : la présence de plaques « amyloïdes » liée à la production anormale d'un peptide, ou « petite protéine », et une « dégénérescence neurofibrillaire » due à l'accumulation, à l'intérieur des neurones, de la protéine Tau.

Accélérer le diagnostic

 Un enjeu majeur des prochaines années est la mise au point d'un test de diagnostic précoce et fiable de la maladie, avant le stade de la démence. Le Français Bruno Dubois (hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris) a ainsi défini de nouveaux critères qui permettraient de reconnaître la maladie trois ans plus tôt qu'actuellement. Il s'agit de combiner des tests de mémoire avec des données d'imagerie cérébrale, et des marqueurs biologiques qui « signent » la maladie au niveau du cerveau.
 Des efforts doivent enfin encore être réalisés pour développer des tests fins d'évaluation des troubles cognitifs et des troubles de la mémoire, afin de faire bénéficier au plus tôt les patients de possibles futurs traitements.
 Car, même si la cause de la maladie n'est pas encore connue, il est possible d'envisager d'agir sur les mécanismes qui favorisent les lésions cérébrales.
 Des travaux moins avancés explorent d'autres pistes : thérapie génique, stratégies antioxydantes, oestrogènes, anti-inflammatoires non stéroïdiens etc.

 

Dix «mesures phares»

DISPOSITIF D'ANNONCE
- Mise en place d'un «dispositif d'annonce et d'accompagnement»
- Renforcement des consultations mémoire pour le dépistage
DES MAISONS POUR
L'AUTONOMIE ET

L'INTÉGRATION
- «Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer» (MAIA), qui doivent servir de «porte d'entrée unique» pour les malades et leurs familles. Ces derniers seront suivis à échéance 2012 par un «coordonnateur de la prise en charge et de l'accompagnement».
- Présence sur l'ensemble du territoire de «coordonnateurs». Intervenant dès le diagnostic, c'est le «chef d'orchestre» de la prise en charge, en liaison avec le médecin traitant. Formation spécifique mise en place en 2009. Objectif: 1 000 coordonnateurs en 2012.
- Renforcement du soutien à domicile pour les malades et leurs familles.
- Création «d'unités adaptées pour les patients souffrant de troubles comportementaux» au sein des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif: 30 000 places (12 000 «à créer», 18 000 «à renforcer»).
- «Centre national de référence pour les malades d'Alzheimer jeunes», pour les quelque 8 000 malades de moins de 60 ans qui ne peuvent être pris en centre spécial.
AIDER PLUS, AIDER MIEUX
- Développement des «structures de répit», destinées à «proposer aux aidants des solutions souples (...) pour des temps de répit». Objectif: éviter le placement en prolongeant «le plus longtemps possible un libre choix entre domicile et institutionnalisation».
- Numéro unique et site internet d'information et d'orientation locale. Le numéro unique (initialement celui mis en place en 2007 par France-Alzheimer) et des portail «e-seniors» sur les sites des conseils généraux doivent renvoyer sur les «portes d'entrée uniques».
CHERCHER PLUS VITE
- Création d'une «Fondation de coopération scientifique» pour «stimuler et coordonner la recherche», dotée de 14,4 millions d'€, 70 M € devant être mobilisés par la recherche dans d'autres organismes et des appels à projet.

165 000 nouveaux
patients par an

La maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés touchent actuellement quelque 860 000 personnes en France, et affectent chaque année 165 000 nouveaux patients. La maladie est la principale cause de dépendance lourde, c'est-à-dire de perte d'autonomie des personnes âgées et de leur entrée en maisons de retraite ou autres établissements de long séjour.
Le nombre de malades d'Alzheimer pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040, selon un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé.

 

 

Plan Alzheimer: satisfaction prudente des associations

L'association France Alzheimer a salué vendredi les "avancées significatives" du plan national de lutte 2008-2012 contre cette maladie dévoilé par le président Nicolas Sarkozy, tout en restant "vigilante" et "prudente" dans l'attente de sa mise en oeuvre effective.

"Globalement, ce plan a des avancées significatives", a estimé Arlette Meyrieux, présidente de l'association, venue assister à la présentation du plan par le chef de l'Etat à Sophia-Antipolis, près de Nice (Alpes-Maritimes). "On a eu seulement quelques grandes lignes, avec quelques grandes mesures. Globalement, beaucoup de mesures rejoignent les propositions que nous avions faites".

Mais "après, il faut voir quelles sont les modalités, comment ça va se mettre en place, avec quels moyens", a-t-elle nuancé. "Je reste prudente" et "nous restons vigilants, c'est évident". Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il évaluerait ce plan tous les six mois avec les ministres concernés, l'association a prévenu qu'elle ne se priverait pas de jouer le rôle d'"aiguillon".

Interrogée sur l'enveloppe de 1,6 milliard d'euros débloquée pour financer ce plan d'ici 2012, financé en très grande partie par les franchises médicales, Arlette Meyrieux s'est voulue prudente. "Cette somme peut-être est importante, à voir comment elle va se décliner", a-t-elle temporisé. "On ne sait pas vraiment la part (des franchises, NDLR) qui reviendra à Alzheimer", a-t-elle relevé, mettant en garde contre le risque de "culpabiliser" les personnes atteintes de la maladie.

L'association France Alzheimer évalue à un "environ un million" le nombre de personnes atteintes en France de cette maladie neurodégénérative incurable.

Satisfaction prudente aussi du côté des directeurs d'établissements: Pascal Champvert, président de l'AD-PA (association des directeurs au service des personnes âgées), "salue l'engagement du président de la République sur le dossier des personnes âgées fragilisées". Dans un communiqué, il souligne que "l'impulsion donnée au plus haut sommet de l'Etat ne peut qu'être favorable à l'avancée de la réflexion sur l'aide à nos aînés".

Mais son association qui regroupe plus de 1.800 directeurs d'établissements et services à domicile estime que, "les arbitrages financiers ne sont pas assez ambitieux" et redoute qu'ils ne permettent pas "d'améliorer suffisamment les conditions de vie des personnes atteintes d'Alzheimer et de leurs proches".

Même son de cloche du côté du Synerpa, premier syndicat national d'établissements et de services entièrement dédiés à la prise en charge des personnes âgées. Le syndicat majoritaire se félicite dans un communiqué, "du fait que Nicolas Sarkozy rappelle son engagement personnel dans ce combat et reconnaisse l'action efficace et courageuse d'ores et déjà menée par les professionnels de terrain".

Le Synerpa souligne néanmoins "qu'en terme de création de places et de renforcement de personnel, l'ensemble des annonces faites par ce nouveau plan correspond exactement au Plan Solidarité Grand Age élaboré et annoncé en 2006 par Philippe Bas pour la période 2008/2012" et s'interroge sur le financement, "la grande interrogation qui demeure".

Le Synerpa estime "capital d'établir clairement, afin que ce plan soit réellement ambitieux et efficace, un vrai programme de financement".

 

08/11/2007

ALZHEIMER: Le projet de plan présenté aujourd'hui

Le rapport du Pr Ménard propose des actions tant pour une prise en charge digne des malades que pour accélérer la recherche.

C'EST aujourd'hui que la commission chargée de l'élaboration de propositions pour un plan concernant la maladie d'Alzheimer, présidée par le Pr Joël Ménard, remet son rapport au président de la République. Un document très attendu et très précis, tout en nuances aussi, que Le Figaro a pu se procurer. Avec comme nécessité citée en préambule : « Un choix clair de financement public et de politique publique. »
Il y a aujourd'hui 800 000 personnes atteintes en France et ce nombre ne va que croître avec le vieillissement de la population. Nicolas Sarkozy a d'emblée fait de la prise en charge de cette maladie une priorité politique. Le président va lancer une concertation avec les professionnels sur la base de ces propositions avant d'annoncer les principales orientations du plan Alzheimer.
En ouverture, Le rapport insiste sur la nécessité absolue de considérer la personne malade comme sujet, de reconnaître ses droits, sa citoyenneté. « Aucune personne ne peut être considérée comme un objet passif de soins. » Dans le même ordre d'idées, il pose très clairement le difficile problème du bien-fondé de l'annonce précoce de la maladie, en l'état actuel des traitements « au mieux hésitants, au pire insuffisants ». Une pierre dans le jardin des tenants du diagnostic précoce et de son corollaire, celui de la mise sous médicaments, qui n'ont guère fait les preuves de leur efficacité jusqu'ici.
Deuxième orientation : fournir un effort sans précédent sur la recherche. Mais avec des financements ...à trouver!

21/09/2007

« Il faut se préparer à accueillir les nouveaux traitements »

Dans les DNA

Membre fondateur d'AREMANE,  le Dr François Sellal prend en charge les malades d'Alzheimer qu'il reçoit à l'hôpital Pasteur de Colmar, où il est chef du service de neurologie ainsi qu'aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

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 - Le réseau « consultation mémoire » est-il suffisamment étoffé dans la région ?
 - En Alsace, le réseau de professionnels est performant et les « consultations mémoire » d'une durée de 60 à 90 minutes auxquelles les patients ont accès sont nombreuses. Ces consultations ont lieu chez des neurologues privés ou en milieu hospitalier comme à Bischwiller, Saverne, Sélestat, Mulhouse et Cernay.
 Souvent c'est le médecin généraliste qui, en 10 minutes, peut faire un « test de débrouillage » pour les personnes inquiètes de leurs défaillances cérébrales. Il préconise ensuite ces consultations.
 Le CM2R apporte un plus avec l'expertise clinique. Le délai d'attente ce bilan neuropsychologique complet qui pose le diagnostic avec certitude peut aller jusqu'à 3 mois. Pour l'IRM, le délai est aussi assez long.
 - Quel est l'intérêt de poser un diagnostic précoce ?
 - Pendant longtemps on n'a eu que des traitements visant les symptômes. Mais d'ici un an, on pense avoir les résultats d'études annonçant enfin des traitements non pas curatifs mais suspensifs de la maladie d'Alzheimer.

« On pense que les lésions
s'installent en 10 à 15 ans »

 On a donc intérêt dès à présent à définir les bons critères de diagnostic de façon à être prêts pour l'arrivée de ces nouveaux traitements. On pense que les lésions mettent entre 10 et 15 ans à s'installer, et ce de façon sournoise. Attention, tous les trous de mémoire ne signalent pas l'arrivée de la maladie : 70 % des personnes âgées n'ont pas la maladie d'Alzheimer même si, par manque d'attention ou fatigue, ils ont parfois des oublis... On peut avoir 100 ans et une très bonne mémoire.
 - Quel est le patient le plus jeune que vous avez connu ?
 Il avait 27 ans... Une forme génétique exceptionnelle. Les cas chez les personnes de moins de 65 ans ne sont que de un pour 10 000.
 La maladie d'Alzheimer est très sociale, elle touche tout le monde, un peu plus les femmes que les hommes, avec des effets retardés certes chez les gens ayant plus de réserve cognitive (ayant une vie intellectuelle poussée, ndlr). Mais les effets des outils pour se prévenir de la maladie - exercices pour activer la mémoire, nutriments etc. - ne sont pas encore vraiment démontrés.

M. B-G

Sensibilisation et information :La journée mondiale sur Alzheimer

La Commission mise en place par le chef de l'Etat doit notamment présenter lors de cette initiative les "premières orientations" du plan national attendu pour le 1er novembre.

La journée mondiale d'Alzheimer se tiendra vendredi (Reuters)

La journée mondiale d'Alzheimer se tiendra ce vendredi (Reuters)

La journée mondiale 2007 se tiendra vendredi 21 septembre, organisée notamment par l'union nationale France Alzheimer. A l'occasion de cette journée de mobilisation et d'information sur la maladie neuro-dégénérative, la commission mise en place le 3 septembre dernier par Nicolas Sarkozy devrait soumettre les premières conclusions de ses travaux.

Label grande cause nationale

La commission, présidée par le professeur Joël Ménard, ancien directeur général de la Santé, remettra les premières orientations du futur plan national Alzheimer, prévu le premier novembre prochain. La création de cette structure répondait en outre à un souci du président de la République de "susciter une mobilisation de la société toute entière" dans le combat contre ce "mal inexorable", classé grande cause nationale.
Le plan serait mis en application dès le 1er janvier 2008, et serait divisé en deux volets, l'un consacré à la recherche, afin notamment de "mieux diagnostiquer la maladie" et l'autre à l'amélioration de la "qualité globale" de la prise en charge.

21/09/2006

AREMANE APPROUVE ET ATTEND DES ACTES: Débloquer de nouveaux moyens pour la recherche

Dominique de Villepin a annoncé jeudi que la lutte contre la maladie d'Alzheimer serait "la grande cause nationale" de l'année 2007.

"Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite à Nice sur ce thème, à l'occasion de la "Journée mondiale Alzheimer". La "grande cause nationale" pour 2006 est l'égalité des chances.

M. de Villepin, qui a visité un "Centre mémoire de ressources et de recherche" lié à la maladie et rencontré des patients et leurs familles, s'est également prononcé pour la mise en place, en 2007, d'une "consultation de prévention" sur la maladie d'Alzheimer pour les seniors de plus de 70 ans, financée par la Sécurité sociale.

"J'attache une grande importance à la mise en place d'une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans financée par la Sécurité sociale. C'est le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps", a-t-il dit.

Cette consultation sera "prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007", a-t-il ajouté. Selon une source gouvernementale, cette consultation sera lancée dans un premier temps à titre expérimental.

Face à cette maladie, "notre système de santé n'apporte pas de réponse complètement satisfaisante", a-t-il reconnu. Il a rappelé que la maladie n'est en moyenne diagnostiquée "que deux ans après l'apparition des premiers symptômes".

"Pour les malades, c'est une perte de temps considérable qui réduit l'efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué", a ajouté le chef du gouvernement.

"La mise en oeuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de l'année 2007", a-t-il dit.

Dans le cadre du Plan solidarité grand âge, 6.000 places de services de soins infirmiers à domicile ont été créées en 2006. "Cet effort sera maintenu tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons 7.500 places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté de 40% par rapport à aujourd'hui", a poursuivi M. de Villepin.

Maladie neurodégénérative du cerveau, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux (AVC), parmi les principales causes de dépendance, c'est-à-dire une perte d'autonomie au grand âge.

La France compterait quelque 860.000 cas d'Alzheimer et de troubles apparentés. Ce nombre pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.

Cette maladie entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire, intelligence, langage...).

13/09/2006

Alzheimer, 100 ans après....

 

A l’occasion de la journée mondiale sur la Maladie d’Alzheimer du 21 septembre, les associations AREMANE et ALSACE-ALZHEIMER organisent un petit-déjeuner débat autour de la maladie d’Alzheimer, de la recherhce et de la prise en charge des patients en Alsace. Des intervenants du domaine médical, du monde associatif, de la recherche et de la société civile ont été invités.`Le débat sera animé par le Dr. Jean-Philippe Loeffler, chercheur en neurobiologie et coordonateur d’un réseau informel de chercheurs et de cliniciens travaillant sur ce thème.

Ce débat aura lieu vendredi 15 septembre 2006 à 8H30 au restaurant « le Marquet’s » 8 rue du temple neuf à Strasbourg.

 

Très cordialement.

 

Daniel RIOT                                                               Agnès HAESSLER

Président d’AREMANE                                                   Présidente d’ALSACE-ALZHEIMER

 

18/03/2006

Le dernier Conseil d'administration d'AREMANE

CR DU CA DU 13 MARS 2006

Présents : Membres du Conseil –Henri DREYFUS - Annie DUFOUR - Yolande HEITZ - Jean-Philippe LOEFFLER – Bernard RENE -  Daniel RIOT

Excusés : Jamal BELMADANI -  Albert BOUR - Henri-Pascal JUNG - André MULLER - Ambroise PERRIN - Philippe POINDRON  membres du Conseil.

Absents : Gabriel MICHELETTI - François SELLAL

Ordre du jour N° 1 :

Approbation du CR du CA du 8/11/2005

Le CR est approuvé.
Ordre du jour N° 2 :

Lecture et approbation du CR de l’ A.G.O du 26  novembre 2005

Le compte rendu est approuvé.
Ce document sera celui qui sera soumis à l’approbation de la prochaine AGO.
Ordre du jour N° 3:

Lecture et approbation du PV de l’ AGE

Le PV est adopté et sera transmis au Tribunal d’ Instance  pour enregistrement des modifications de statuts.
La nouvelle rédaction des statuts est disponible auprès du Secrétaire.
Ordre du jour N° 4
Constitution du nouveau Bureau.
Conformément aux statuts, un nouveau Bureau est constitué.
Après délibération sont élus :
Président :                   Daniel RIOT
Vice-président :           André MULLER
Vice-président délégué aux affaires administratives :  Henri-Pascal JUNG
Trésorière :                                                                            Annie DUFOUR
Secrétaire :                                                                            Bernard RENE
Secrétaire adjointe :                                                              Yolande HEITZ                      
Assesseurs :                                                                            Albert BOUR – François SELLAL
Membre de droit :                                                                   Jean-Philippe LOEFFLER
Délégation de signature des chèques est donnée au Vice-président délégué Henri-Pascal JUNG.
Réunions –
Après échange il est décidé que les réunions Bureau et Conseil d’ Administration se tiendront à date fixe à savoir :
            LES SECONDS LUNDIS DU MOIS  -  à 19 heures
Les réunions de Bureau seront remplacées par des réunions de Conseil d’ Administration en tant que de besoin.
Ordre du jour N° 5 
Fonctionnement :
a)      Calendrier des réunions :
Le calendrier des réunions est joint en annexe.
b)      Appel à cotisation 2006
L’appel à cotisation 2006 sera transmis aux adhérents en même temps que les certificats de déductibilité fiscale.
La trésorière transmettra les certificats au Secrétaire pour expédition de l’ensemble.
c)      Date de la prochaine Assemblée Générale Ordinaire
La date retenue est celle du 20 MAI A 10 HEURES  au lieu habituel.
d)      Comptabilité.
La mise en route de la comptabilité sera faite par B. RENE en liaison avec la Trésorière.
e)      Listing des membres du Conseil.
Ce listing mis à jour, est joint au présent compte-rendu. Vérifier qu’il ne subsiste aucune erreur.
Divers
a)      PRIX AREMANE
a 1) Henri DREYFUS , précise que  Mademoiselle JOKIC  a  reçu  un GRAND PRIX  attribué par la Société de Biologie de Strasbourg (SBS). Félicitations à mademoiselle JOKIC et à l’ Equipe du Labo.
Ce prix est d’un montant de 800 euros.
a 2) Henri DREYFUS propose au CA qu’ AREMANE attribue par le canal de la SBS, un prix  pour une thèse portant sur les maladies  neurodégénératives.
Le CA accepte le principe et décide que le montant en sera fixé lors de l’examen du budget 2006 au cours de la prochaine AG.
En attendant : le Président, prépare un courrier pour confirmer  à la SBS.
b)      JOURNEE THEMATIQUE  « SBS » (Début Juin, date exacte non précisée à ce jour)
La thématique retenue pour cette année est : «  LE DIABETE »
Dans ce cadre JP LOEFFLER propose, en contre partie de la subvention accordée (Cf le paragraphe a2 ci-dessus),  l’intervention du docteur Luc DUPUIS sur le sujet suivant : « METABOLISME GLUCIDIQUE ET MALADIES NEURODEGENERATIVES ».  Proposition à confirmer également dans le courrier du Président à la SBS.
c)      SUBVENTIONS
JP LOEFFLER confirme l’attribution de 2 subventions qui transiteront par AREMANE.
La première d’un montant de 5 000  euros, subvention non affectée mais qui devrait permettre de poursuivre le cofinancement en cours d’une thèse. Cette subvention est attribuée par FRANCE-ALZHEIMER  67.
La seconde est accordée par l’ AFM  elle est de 2 fois 30000 euros. Ces montants sont affectés à des travaux de recherche du Labo.
d)      COMMUNICATION
Le Congrès de MONTEVIDEO  a été une réussite et les organisateurs se proposent de reconduire l’opération en 2007.
Les conditions d’organisation seraient les mêmes qu’en 2005, les déplacements sont à la charge des participants ou des Organismes dont ils dépendent, les frais de séjour sont pris en charge dans le cadre des frais d’organisation du congrès. 
Dans cette perspective, une somme de 10 000 euros est recherchée par le Labo  pour abonder le budget « organisation ».Cette somme est à trouver d’ ici le printemps 2007.
L’organisation d’une journée SLA est également en perspective  sur Strasbourg ou la Région.
e)      INFORMATION
Henri DREYFUS informe le Conseil de la création de CONECTUS, Organisme dont l’objectif annoncé (Cf  les DNA du 3 février dernier)  est  « faciliter le lien entre les chercheurs et l’économie ». Le 1er Président en est Philippe PIERI délégué régional du CNRS en Alsace.
PROCHAINE REUNION : LUNDI 10 AVRIL A 19 HEURES CHEZ REGUS.
      Le Président                                                                           Le Secrétaire
      D. RIOT                                                                                  B. RENE
CALENDRIER PREVISIONNEL DES REUNIONS EN 2006
LUNDI                   10        AVRIL              BUREAU
EXCEPTIONNELLEMENT   C.A.                  MARDI 2 MAI (Preparation AG du 20)
SAMEDI                20        MAI                 ASSEMBLEE GENERALE
LUNDI                   12        JUIN               BUREAU  Eventuellement CA
LUNDI                   10        JUILLET
LUNDI                   11         SEPTEMBRE
LUNDI                    9         OCTOBRE
LUNDI                   13        NOVEMBRE
LUNDI                   11         DECEMBRE

13/09/2005

La journée mondiale ALZHEIMER: le 21 septembre

La journée mondiale Alzheimer du 21 septembre marquera les 20 ans de l'Association France Alzheimer : 20 ans d'aide aux familles et aux malades, 20 ans d'action envers les pouvoirs publics, 20 ans de contribution à la recherche, 20 ans de formation des bénévoles, 20 ans d'information du grand public.
Pour célébrer cet anniversaire et continuer à sensibiliser les Français, l'Association France Alzheimer a imaginé l'opération "Des choeurs contre l'oubli. Dans plus de 60 villes de france, des chorales offiront des concerts exceptionnels en soutien aux initiatives de l'Association France Alzheimer.: 20 ans d'aide aux familles et aux malades, 20 ans d'action envers les pouvoirs publics, 20 ans de contribution à la recherche, 20 ans de formation des bénévoles, 20 ans d'information du grand public. Pour célébrer cet anniversaire et continuer à sensibiliser les Français, l'Association France Alzheimer a imaginé l'opération "Des choeurs contre l'oubli. Dans plus de 60 villes de france, des chorales offiront des concerts exceptionnels en soutien aux initiatives de l'Association France Alzheimer.

"C'est souvent par des chansons, par des mélodies qui tout à coup font briller leurs yeux que les malades d'Alzheimer manifestent qu'ils leur reste quelques bribes de souvenir même quand ils paraissent avoir tout oublié. De plus les chorales, c'est le mélange des générations, et le transmissions entre les ainés et les plus jeunes de tout un patrimoine culturel?. Cet aspect familial et transgénérationnel nous semble important." explique Arlette Meyrieux, Présidente de l'Association France Alzheimer.

Dans la semaine du 18 au 25, partout en France, de Brest à Strasbourg, de Lille à Sète, des chorales de tous niveaux et de tous style se mobilisent contre la maladie d'Alzheimer. De la chorale d'enfants des Conservatoire, du Gospel au chant occitan, des centaines de choristes ont répondu à l'invitation de l'Association France Alzheimer. Ils donneront des concerts ouverts à tous, suivi de réunions d'informaiton sur la maladie d'Alzheimer avec des professionnels (psychologues, médecins) organisés par les associations Alzheimer locales.

19/03/2005

AREMANE co-organise un grand colloque scientifique international en Uruguay

Presentation



In spite of tremendous efforts made in the last decades, the causes of ALS remain obscure to biomedical sciences. Recent evidence indicates that ALS is a non-cell autonomous disease with the involvement of other cell types than motor neurons. Moreover, non-neural cells might also play a role in ALS. It is high time to learn about ALS as a system disease, beyond the simple affection of motor neurons.


The Symposium is focused on the understanding of ALS pathogenesis. Such a broader and interdisciplinary focus has been chosen considering the major advances in this field during the last few years and the need of integration. The subject is timely because new emerging therapeutical approaches could be proposed as a result of the bridges that can be established between basic and clinical research. The meeting is intended to create a dialog among reseachers from Europe and North America with ALS groups working in Latin America, to facilitate productive interactions and develop collaborative research projects.

- A major goal of this symposium is to discuss the biological basis of ALS, viewed as a complex system disease.

- The meeting is designed to promote cooperative interactions between clinical and basic scientists doing cutting edge research in ALS and related neuromuscular diseases.


- A further goal is to bring together experts from different but related fields to exchange their advances.


- This symposium is proposed as the satellite activity of the Latin American School of Neuroscience (IBRO), which will allow to disseminate this knowledge among advanced students attending the meeting. The proceeding of the symposium will be further disseminated through printed publication of the lectures and poster abstracts.

The meeting will be held in the Hotel Casapueblo, one famous site built on the top of the Punta Ballena. The building is art itself, enabling visitors to enjoy the sea view and the magnificent sunsets. Called by the artist "the best corner of the world", the hotel has rooms with terraces overlooking the sea and, at the same time, all the modern facilities necessary to support a small conference according to international standards. CasaPueblo is close to Punta del Este’s commercial area and only 50 minutes driving from Montevideo International Airport.

Neuroscience has developed as one of the higher impact areas in many countries of South America. It has thus been possible to generate a “critical mass” of investigators in neurosciences, an essential condition to be able to host a meeting such as the one being proposed. There is a need for South American neuroscientists to build a solid bridge between basic neurosciences and clinical neurology. Furthermore, they have strengthened frontier research and Ph.D./M.D. training programs to benefit both medical teaching and higher education in biological sciences.

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02/02/2005

Pétition: Sauver la RECHERCHE!

Nous appelons tous nos concitoyens, scientifiques ou non, à signer cet appel
(pour signer, voir sur http://recherche-en-danger.apinc.org/petition2005.php)

Le mouvement des personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur, grâce au soutien de leurs concitoyens, et face à des mesures qui mettaient en péril le système de recherche français, a obtenu en 2004 des succès importants. Un travail d'élaboration collective considérable a ensuite conduit à un document de synthèse des propositions de réformes du système de recherche en France. Il a été remis au gouvernement en novembre 2004 en vue de la préparation d'une Loi d'Orientation et de Programmation (LOP). La qualité de ce document a été reconnue par tous, y compris par le gouvernement. Or le projet de loi sur la recherche dont nous avons eu connaissance en janvier 2005, malgré un réel effort financier, constitue un retour en arrière inacceptable, compromettant une fois encore l'avenir du système public de recherche.

Il serait désastreux d'asservir la recherche à des intérêts immédiats ou particuliers

La recherche possède une logique propre dont les objectifs ne se réduisent pas à ses impacts à court terme sur la vie socio-économique d'un pays. Elle doit être conduite indépendamment des intérêts particuliers, ou de la rentabilité financière : c'est un devoir à l'égard de nos concitoyens. La recherche fondamentale multidisciplinaire contribue à un enrichissement permanent de notre compréhension du monde, qui éclaire nos choix sur le long terme, et peut provoquer de réelles ruptures technologiques le plus souvent imprédictibles. Il ne s'agit pas de nier l'existence d'un lien entre innovation et recherche fondamentale, mais d'assurer les conditions d'exercice des activités de recherche qui permettent à l'ensemble de la société d'accéder aux fruits de ces activités et de décider collectivement de leurs utilisations. Il est inacceptable de détourner les deniers publics en faisant du service public de recherche un prestataire de service pour le secteur de recherche privée : les efforts en faveur de l'innovation et donc de la politique industrielle ne doivent pas être comptabilisés au chapitre de la recherche. Aucun pays au monde n'a adopté un tel modèle qui ne conduit qu'au gaspillage et à des effets d'aubaine. L'actuel projet de loi est marqué de l'idéologie absurde qui a puissamment contribué à déclencher la crise de 2004.

L'évaluation de la recherche c'est la responsabilité des chercheurs

Il faut un partage clair des responsabilités. Les grands choix politiques en matière de recherche doivent être effectués évidemment par la représentation nationale. Pour agir en connaissance de cause, celle-ci doit prendre avis d'un conseil formé de scientifiques dont une majorité doit être proposée par leur communauté elle-même. Dans le projet de loi, les instances d'orientation, d'évaluation ou de décision sont essentiellement, voire exclusivement, composées de personnes nommées par le ministre. Une réforme efficace des critères et procédures d'évaluation de leur activité ne peut se faire qu'avec les chercheurs, pas contre eux !

Les organismes de recherche et les universités doivent avoir
leur propre politique scientifique et en être responsables


Les Etats Généraux de la Recherche proposaient de refonder le partenariat entre organismes de recherche et universités et de leur redonner les moyens de mener une véritable politique scientifique. Cette volonté devait se concrétiser par une augmentation forte des crédits de base affectés aux organismes et aux universités, distribués sur la base d'une évaluation-contractualisation rigoureuse, distinguant la qualité et la créativité hors de tout pilotage. Or dans le projet de LOP, tous les nouveaux moyens seraient accaparés par une Agence Nationale de la Recherche (ANR) étroitement pilotée et dont les grandes orientations seraient couplées aux applications industrielles, et déconnectées de la politique des établissements de recherche. Le poids considérable donné à l'ANR (multiplication par 6 en 5 ans des crédits équivalents actuellement gérés par le ministère) est une aberration : il priverait définitivement les établissements de recherche de toute possibilité de mener une réelle politique scientifique. Les secteurs jugés sans rentabilité immédiate (depuis des pans entiers des Sciences Humaines et Sociales jusqu'aux Mathématiques) seraient rapidement condamnés.

Nous proposions un ensemble de mesures pour améliorer l'articulation entre élaboration et transmission des connaissances. L'essentiel de ces mesures est ignoré ou détourné. Ce lien fondamental doit être réaffirmé par la création d'un ministère de la Recherche, l'Enseignement Supérieur et la Technologie. Nous proposions d'associer localement, dans des structures multidisciplinaires (les Pôles de Recherche et d'Enseignement Supérieur, PRES), les différents partenaires de l'enseignement supérieur et de la recherche publique et privée. Outils d'aménagement du territoire, ils devaient permettre d'optimiser les projets de recherche et l'offre de formation dans toutes les disciplines, de faciliter les conditions d'exercice de la recherche des enseignants-chercheurs, de servir d'interlocuteur aux acteurs économiques et sociaux souhaitant nouer des collaborations avec des laboratoires de recherche publique. Les PRES prévus par la LOP deviennent très restrictifs, et visent à concentrer les moyens dans quelques centres et thèmes très finalisés, en démembrant les universités, avec une gestion de droit privé et un exécutif nommé par le ministre.

Pour aller de l'avant il faut créer des emplois à la mesure des enjeux.

L'accroissement d'emplois statutaires proposé par le gouvernement correspond environ à un quart de ce qui est nécessaire. Implicitement, les autres emplois à venir, qui viendront en soutien aux projets retenus par l'ANR, seront des CDD. Pense-t-on pouvoir employer des chercheurs, ingénieurs et techniciens expérimentés et obtenir d'eux l'engagement nécessaire à la compétition internationale en faisant d'eux des intérimaires à des niveaux de rémunération bien inférieurs à ceux des autres pays industrialisés ou du secteur privé ? Il est vital de pouvoir attirer des jeunes vers des carrières de recherche et d'enseignement supérieur. Le projet de loi les en éloignera. Ce projet fait l'impasse sur le problème de fond : comment intégrer durablement au système de recherche ou au secteur économique français les générations de jeunes docteurs ? Si le gouvernement se préoccupe réellement de la recherche industrielle, il doit faire des propositions pour que les jeunes docteurs aient leur place dans les entreprises.

Le gouvernement veut appliquer sa recette miracle : diminuer partout le nombre de fonctionnaires. C'est incompatible avec les objectifs qu'il s'est lui même fixé. Si nous voulons former des jeunes à l'université et avoir une recherche compétitive au niveau international, il va nous falloir rattraper le retard notamment en matière d'emploi scientifique et d'enseignement. Les décharges d'enseignement pour les enseignants-chercheurs, accordées sur la base de leur projet de recherche, sont indispensables pour les placer dans les mêmes conditions de travail que leurs homologues européens, afin d'éviter un désengagement parfois irréversible de leur activité de recherche.

Le gouvernement doit revoir sa copie

Le projet de LOP le reconnaît : une augmentation annuelle d'un milliard d'euros pour la recherche par an durant 5 ans est possible. Précisons que ceci ne constitue que la moitié de l'effort supplémentaire nécessaire pour atteindre les 3% promis pour le budget de la recherche en 2010. Cette augmentation d'un milliard d'euros par an est nécessaire pour la recherche publique si l'on veut que la France reste l'une des nations qui créent les connaissances nouvelles, celles du monde de demain. Cet investissement ne doit pas être détourné. Le soutien public à l'innovation dans les entreprises ne peut se faire aux dépens du soutien à la recherche fondamentale sans laquelle il n'y aurait pas d'innovation !

Nous demandons solennellement qu'un nouveau projet de loi soit élaboré, qui reprenne les recommandations et la programmation budgétaire faites par la communauté scientifique dans le texte des Etats Généraux de la Recherche.

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François Coulier, mél: coulier at marseille dot inserm dot fr
La Recherche Publique est toujours en danger!
Sauvons la Recherche!!
http://recherche-en-danger.apinc.org/

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